Eh non, je n’ai pas fréquenté mon clavier aussi rapidement que je pensais le faire. Si j’ai continué à prendre du mieux, une douleur au dos m’a sérieusement restreint dans mes activités. Ce n’est toujours pas vraiment réglé, mais on est arrivé à un bon dosage de médicaments pour que je ne ressente pas la douleur. Reste à en trouver la cause exacte.
À l’endroit où j’ai mal, les derniers scans n’indiquent rien d’anormal. Le 28 novembre dernier, j’ai tout de même subi un traitement de radiothérapie palliatif, ciblant précisément l’emplacement de la douleur. Étrangement, dès le lendemain du traitement, la douleur avait presque disparu. Toutefois, le répit fut de courte durée puisque trois jours plus tard, elle était revenue, et plus vive qu’avant le traitement.
Le radio-oncologue qui me traite pense que la source réelle du mal se situe peut-être au niveau de ma colonne vertébrale et nous attendons impatiemment – lui et moi – que l’hôpital me confirme une date de rendez-vous pour un scan complet de la colonne. On verra bien alors de quoi il en retourne.
Côté cerveau (après tout, c’est dans le titre du billet!), la petite métastase en périphérie du cervelet, celle qu’il a fallu des mois avant d’arriver à confirmer que c’était bien une métastase, avait continué de progresser, atteignant 8mm. C’était toujours minuscule, mais après discussion avec ma radio-oncologue, le Dr Carole Lambert, on a décidé de passer à l’attaque et de la zapper au Cyberknife. Comme elle est encore minuscule, cela m’a évité de me retrouver à devoir prendre des corticostéroïdes pendant une période prolongée, ce qui – pour moi – était hors de question après les emmerdements qu’ils m’avaient causé alors que j’étais traité par un autre spécialiste qui n’était pas (disons ça comme ça) très porté sur le suivi du patient. Une myopathie m’a suffi, je n’ai pas le goût de revivre ça. Donc, j’ai pris UNE pilule de corticostéroïdes, le jour de l’intervention, et c’est tout.
J’avais mentionné, lors du traitement de ma première intervention pour une métastase au cerveau, que le patient porte un masque pour s’assurer qu’il demeure bien immobile pendant l’intervention. En effet, le Cyberknife est un appareil de haute précision, s’ajustant notamment automatiquement à la respiration du patient. On parle de corrections de fractions de millimètres. Après tout, quand on joue dans le cerveau de quelqu’un avec des radiations à haute densité, il n’y a pas vraiment intérêt à zapper à côté de la cible, pas quand on pense aux conséquences possibles. Heureusement, l’équipe du Cyberknife de l’hôpital Notre-Dame est absolument géniale. Des professionnels chaleureux, souriants, humains, rassurants autant par leur attitude envers les patients que par leur professionalisme. Comme je leur dit à chaque visite, pour eux, contrairement à tellement d’autres intervenants rencontrés au fil de mes traitements, pour eux, c’est une vocation, pas simplement un boulot. Et ça paraît. Idem pour le Dr Lambert d’ailleurs.
Bref, les deux photos ci-dessous, prises par Isabelle, vous donnent une bonne idée de ce dont j’ai l’air en homme au masque grillagé. Cliquez sur les vignettes pour voir une version agrandie.

Le positionnement sur la table, le Cyberknife en arrière-plan.

Le fameux masque en place, je suis prêt pour la sieste... er, le traitement!
Le traitement proprement dit a duré environ vingt minutes. Ajoutez à cela une quinzaine de minutes avant le traitement pour les ajustement préparatoires du Cyberknife. Le tout s’est fort bien déroulé. Reste à attendre deux mois pour les prochains scans du cerveau. C’est à ce moment que l’on pourra évaluer l’efficacité du traitement. Si je me fie au premier traitement, la métastase au lobe temporal gauche semble n’être plus qu’une minuscule masse de tissus inertes. Je souhaite donc que l’effet soit le même pour celle-ci!