Une journée en six – le 24 décembre – où je peux dire que je me suis senti bien. Et heureusement que c’était celle-là puisque l’on recevait mon fils, sa blonde et la mère de sa blonde à souper. Ajoutez à cela la surprise de la soirée, mon fils qui a fait sa demande en fiançailles. Une soirée superbe!
Heureusement, dis-je, que c’était le 24, parce que le 23, j’ai passé la majeure partie de la journée à avoir mal et à vomir. Dès le 25, le bordel a recommencé. Vomissements qui arrivent à tous moments, sans avertissement. Maux de dos que j’arrive tant bien que mal à contrôler avec les médicaments. Des heures de malaise qui s’enfilent les unes après les autres sans vraiment trouver de solution.
Difficile de décrire à quel point j’en ai ras-le-bol. Je redoute comme la peste l’idée de devoir me rendre à l’hôpital. Si j’accepte le fait que je doive m’y rendre pour mes rencontres avec mon oncologue et autres spécialistes, tout comme pour mes traitements au Cyberknife et en radiothérapie, c’est carrément une phobie dès que l’on mentionne l’urgence ou l’hospitalisation.
Alors je gère mes journées tant bien que mal, sans trop savoir que faire pour améliorer la situation. Quand je suis un peu chanceux, j’arrive à enfiler des siestes, moments privilégiés où je n’ai pas mal et où je ne vomis pas. Disons que si je voulais parler qualité de vie, je dirais «nulle», à une exception près (le fameux 24).
Avec un peu de veine, j’aurai un peu plus la forme le 30, seule autre journée où nous recevons des amis pendant le temps des fêtes. Ce serait vachement bien.
Bon. C’est à peu près tout ce qu’il y a à dire à propos du temps des fêtes. Comme vous pouvez le constater, rien de vraiment passionnant.
Mon cher Benoit, je prends quelques instants pour vous souhaiter a vous et a votre famille une Bonne et Heureuse Année 2012, plus particulierement pour vous, je vous souhaite d’avoir moins de douleur, d’avoir plus de journée comme le 24. Votre texte m’a profondémment touché et même si nous ne nous connaissons pas, je me sens aussi concernée que si nous étions amis. Il n’est pas facile de toujours tenir les gants de boxe et quelques fois il nous arrive de vouloir lancer la serviette. Le fait de le dire ou de l’écrire, cela fait du bien. Comme je dis souvent il y a des jours ou le combat nous semble plus difficile, mais vous avez semble-t-il une merveilleuse femme a vos côté ainsi qu’un fils que vous aimer tendrement. Et juste cela, vous aide a vous relever et a continuer de vous battre j’en suis sure. Merci d’avoir mis un lien vers mon blogue et bienvenue sur le http://forum.c-lavie.com. C’est un tout nouveau FORUM de discussion, mais je l’ai fait dans le but d’aider les gens qui viennent d’apprendre leur diagnostic ainsi que les personnes qui auraient besoin de parler avec d’autres personnes vivant le cancer. Qui d’autres que nous pouvons vraiment comprendre ce que nous ressentons. Je vous souhaite une très belle journée.
Cordialement,
Chantal