Tic-tac, tic-tac… Ça peut aussi bien faire penser à une horloge, illustrant le temps qui passe, qu’à la minuterie d’une bombe. Tic-tac, tic-tac… Boom! Et pourquoi pas la combinaison des deux, tiens?
Le temps qui passe… Pas vraiment matière à écrire depuis septembre dernier, ou pas envie. Ces quelques mois ont été plutôt ‘normaux’, avec quelques trucs particulièrement agréables ou valorisants dans le lot, notamment le fait d’assister au spectacle The Wall de Roger Waters – wow! – ou encore de collaborer à la traduction du livre Stardust in the Sand de Gino Vannelli, une expérience que j’ai adorée, avec un artiste remarquable.
La bombe… Depuis novembre 2008, l’Afinitor, un médicament de Novartis, contrôlait très bien mon cancer du rein, arrêtant net la progression des métastases osseuses. Et puis, il y a environ un mois et demi, apparition de petites douleurs au dos. Petite douleur devint graduellement grande douleur, du genre chocs électriques à la colonne vertébrale.
Appel à la charmante infirmière pivot en oncologie qui me suggère de prendre deux Tylénol pour soulager la douleur en attendant qu’arrive la date de mes scans, le 18 novembre, et la rencontre qui viendrait après avec mon oncologue. Évidemment, ça ne s’améliore pas alors je contacte mon oncologue directement. Le 15 novembre, je me pointe à l’urgence pour le rencontrer. Je le rate, mais rencontre un autre médecin qui travaille avec lui. Plutôt que la résonance magnétique que préconisait mon oncologue, on me fait plutôt des radiographies osseuses et, après plusieurs heures d’attente, un autre médecin qui travaille avec mon oncologue se pointe, me dit qu’il ne semble pas y avoir de progression et me prescrit des antidouleurs.
Jeudi, le 18, rencontre avec mon oncologue en fin d’avant-midi. Il me prescrit une série de radiographies osseuses complète avant mes scans qui sont prévus pour 14h45 le même jour. On se reverra aussi le lendemain matin à l’urgence pour effectuer un IRM et rencontrer un neurologue.
Le vendredi matin, je me présente à l’urgence et on demande l’IRM comme prévu. Puis j’attends le neurologue. Le Dr Bernier se présente en après-midi et m’examine, puis va voir mes radios, scans et résultats de l’IRM. Quand il revient, on passe de tic-tac, tic-tac à boom! Il me dit qu’il ne comprend pas que l’on m’ait fait revenir le vendredi, la progression osseuse étant clairement évidente sur les radios et scans de la veille. Il semble que la métastase de la 6e côte soit maintenant rendue à la 7e, et affecte l’extérieur de la colonne vertébrale, là où les nerfs sont connectés à la colonne. Pas étonnant qu’il y ait de la douleur et cette impression de chocs électriques!
Évidemment, je contacte mon oncologue, qui est prêt à me prescrire immédiatement un autre traitement, en plus de vouloir y ajouter du Zometa, question d’éviter l’affaiblissement de la structure osseuse. Ma réponse est non pour l’immédiat. Je demande plutôt à le voir la semaine suivante – donc cette semaine – et le rendez-vous est fixé à 7h45 demain, mardi le 23.
Ça m’a donné le temps d’assimiler le fait que cette connerie a repris sa progression et aussi le temps de faire des recherches, question d’avoir une meilleure idée des options qui s’offrent à moi. Ma préférence est nettement pour l’élimination des métastases osseuses en priorité, s’il s’avère que ce soit faisable, ici ou ailleurs. Après, on pourra toujours voir quel médicament je prends pour tenter d’empêcher que d’autres métastases n’apparaissent.
Alors c’est fou ce qu’Isabelle a fait comme recherches sur le Web, en plus de ce que j’avais déjà fait. Et j’ai plein de questions sur l’élimination des métastases osseuses par cryogénie, par fréquences radio, par radiations et carrément par chirurgie, pour ne nommer que ça.
Tic-tac, tic-tac.. Je devrais avoir finalisé mes choix cette semaine. Pas vraiment de temps à perdre. J’avais presque oublié que le cancer ne prend jamais de vacances…