Oui, je sais, ça fait un peu répétitif, mais c’est quand même la réalité, alors on fait avec. Le psy m’a bien donné quelque chose pour m’aider à dormir, mais jusque là, on ne peut pas dire que ce soit une grande réussite.
Ce n’est pas un échec total non plus. Tout de suite après ma chirurgie, je me tapais des cauchemars dignes des meilleurs hallucinogènes et je me réveillais généralement en panique. Ça me prenait alors des heures pour que les choses se tassent et que j’arrive à dormir à nouveau.
À défaut de me permettre de dormir des nuits complètes, les médicaments du psy ont au moins zappé les cauchemars, alors c’est toujours ça de pris. Je le revois demain matin, donc je pourrai voir avec lui s’il a d’autres suggestions.
Pour le reste, je remonte la pente lentement. Si la plaie principale est encore pas mal sensible, elle n’est plus douloureuse en soi. Je mange des repas de plus en plus copieux, même si je stresse avec une perte évidente de poids. Si la météo peut collaborer un peu, je vais commencer à prendre des marches à l’extérieur. Quand je dis collaborer, ça veut dire autre chose que de la neige un 9 mai, par exemple. Depuis le Nexavar, ma peau est devenue particulièrement sensible au froid, alors j’attends patiemment que le mercure dépasse les 10 avant de m’y mettre.