Escalade
Publié dans Santé, le 05/09/2008 à 7:15, par BenoitMon copain Nexavar déborde d’énergie ces temps-ci et il fait sentir sa présence de façon marquée, très marquée! Le matin, au réveil, il se passe rarement une journée sans que je ne vois de nouvelles plaies apparaître aux pieds et aux mains.
Si, par le passé, il m’est arrivé de parler du quotidien comme d’un marathon, ce matin, j’ai plutôt l’analogie de l’escalade de montagne qui me vient à l’esprit, une image probablement alimentée par une multitude d’images vues dans différents films, de même que par mes quelques rares parcours sur des murs d’escalade.
Pour chaque pas, trouver les points d’appui du pied qui ne me fera pas crier de douleur, qui pourra supporter mon poids, qui permettra de faire un autre pas. Pour chaque mouvement de la main, accepter la douleur provoquée par chaque plaie, penser à chaque manipulation, penser, au moment de prendre en main une tasse de café, à placer l’anse de la tasse exactement au bon endroit, entre deux plaies, pour pouvoir tout simplement la soulever et boire une gorgée.
Comme l’alpiniste aussi, passé un certain point, chaque instant où je continue est un choix, une détermination à atteindre un objectif, malgré la douleur, malgré un corps qui crie «Assez!» à chaque mouvement.
Il y a tout de même des différences. Si l’alpiniste fait une erreur, se trompe sur une prise de main ou de pied, il risque une chute qui peut être mortelle. Moi, je risque tout au plus de piquer du nez et de subir une blessure à l’amour-propre et - possiblement - quelques bleus. Au pire, si ça survient dans un escalier, peut-être une fracture quelconque. Dans mon cas, c’est si je m’arrête que je risque le plus de me tuer.
06/09/2008 à 3:40 pm
la comparaison est très parlante…!
J’avoue que ça fait mal de te lire souffrir de la sorte! J’avoue aussi que ressentir cette douleur à travers tes mots nous aide, nous, tes potes, à se sentir un peu plus proche de toi. On est loin, on voudrait être là. On est pas mal impuissant, mais not’ petit coeur bat aussi pour toi.
A lors accroche-toi malgré l’insupportable, tu vas le gravir cet Everest, on compte tous sur toi, mais tellement!