Petit train-train

La longue fin de semaine est finie et, pour l’essentiel, elle s’est fort bien passée. C’est étrange comme les expressions usuelles peuvent prendre une toute autre signification en fonction du contexte. Il y a déjà eu un temps où, si j’avais dit que la longue fin de semaine s’est fort bien passé, il y aurait eu de bonnes chances pour que ça veuille dire que j’avais fait de la moto, j’avait été prendre une marche au parc avec Isa, peut-être un petit resto. Bref, une belle fin de semaine.

Maintenant, ça veut plutôt dire que, pour l’essentiel, je n’ai pas eu trop mal, j’ai pu marcher avec une canne (mais pas vite!) pour aller faire l’épicerie avec Isa.

On parle beaucoup d’acceptation quand on parle de cancer, savoir accepter sa maladie. J’en parle aussi avec la psychologue. D’ailleurs il faut que je finisse de lire un passage d’un bouquin qu’elle m’a prêté - Awakening self-esteem - qui traite de l’acceptation. En gros, pas de problème: je ne me suis jamais vraiment senti frappé par une malédiction quand j’ai su que j’avais le cancer. Évidemment, j’ai eu un choc, mais bon, on vit, alors il va de soi que du moment où l’on est vivant, il y a des possibilités pour que, un jour ou l’autre, on soit malade de quelque chose!

C’est dans le détail où l’acceptation devient plus difficile. Dans la perte d’autonomie. Dans la douleur. Dans l’incapacité à faire l’ordinaire. Il y a aussi tout le volet ’système de santé’. Pas évident, celui-là. Pas évident du tout. Bref, je vais continuer à lire le bouquin prêté par la psy. Je me demande si on nous y explique les subtilités, comme - par exemple - la différence entre l’acceptation et la résignation. On verra.

Alors, oui, le long weekend est fini. C’est le retour au boulot, avec en prime les pieds qui remettent ça. Heureusement, il y a le podiatre prévu pour jeudi soir, ça devrait aider.

 

2 Commentaires

  1. Bonjour Benoît, je passe te lire régulièrement mais je ne sais pas trop quoi écrire sinon que je suis contente de t’avoir rencontré à Paris et que j’admire la façon dont tu luttes contre la maladie et la façon dont tu en parles.

  2. Content de te ‘voir’ passer dans le coin, Jenny. :) Moi aussi, j’ai bien apprécié notre rencontre à Paris! Faudra le refaire, sans le déluge si on peut! ;)

Ajouter un commentaire