Un pas dans la bonne direction

Les méandres de l’establishment médical sont impénétrables, mais parfois, à force de poser des questions, il arrive que, de fil en aiguille, on finisse par obtenir des réponses, trouver des pistes. C’est un peu ce qui vient de m’arriver.

Comme je l’avais mentionné dans un précédent billet, j’ai commencé à voir une psychologue. Le second rendez-vous avec elle m’a laissé une opinion nettement meilleure que le premier, sans doute parce que, d’une part, j’ai pu lui faire part de mes réticences par rapport au premier rendez-vous et, d’autre part, parce que ses questions se sont faites plus pointues, touchant effectivement quelques-uns des points de friction que j’ai avec tout le foutu système médical. Il y a certaines évidences que j’avais perdues de vue et qu’elle a remis en perspective: choisir mes batailles, par exemple.

Elle m’a aussi fait mention d’une autre de ses patientes qui avait vu un podiatre pour l’aider avec le foutu syndrome mains-pieds provoqué par le Nexavar, me suggérant que cela pourrait peut-être m’aider. Je lui avais donc demandé si elle pouvait m’obtenir une référence pour un podiatre qui serait familier avec le problème et elle m’a obtenu un nom, le Dr. William Lee, que j’ai rencontré hier soir.

Il ne fait pas de miracles (je n’en attendais d’ailleurs pas), mais le traitement qu’il m’a fait aux pieds m’a apporté un soulagement remarquable et immédiat. J’avoue que j’en ai été estomaqué. Pourquoi diable ne réfère-t-on pas d’entrée de jeu les patients sous Nexavar à un tel spécialiste? Pourquoi une chasse gardée entre les différentes professions et spécialités médicales? Pourquoi pas une équipe multidisciplinaire voyant à tous les aspects des soins aux patients? Choisir ses batailles m’a dit la psychologue… Zen. Soyons zen. La grosse machine médicale, gouvernement en tête, corporations professionnelles pas loin derrière, établissements hospitaliers à la queue, jusqu’aux docteurs et autres intervenants, tous ont des priorités de rendement, performance, champs d’expertises et chasses gardées garantes de financement, de reconnaissance professionnelle, de je ne sais quoi.

Non, je ne pars pas en croisade. Je constate. Je déplore. Mais la psy a bien raison. Ce n’est pas une bataille que je peux gagner. Sans oublier que j’en ai une autre, mon cancer, qui m’importe vachement plus, et que je peux gagner. N’empêche que je peux au moins parler de mes trouvailles, parce que je ne suis pas seul à avoir mal. Alors, pour le syndrome mains-pieds, pensez podiatre, parce que ça soulage beaucoup et que ça ne coûte pas une beurrée.

Il m’a aussi suggéré une crème hydratante, différente de ce qui m’avait été suggéré jusqu’à maintenant: Gehwol med – Pommade contre les gerçures. Je vous en reparlerai après l’avoir utilisée quelques jours pour vous laisser savoir si ça fonctionne mieux/aussi bien/moins bien que ce que j’ai essayé jusqu’à maintenant.

Pour l’instant, ce que j’en sais, c’est qu’entre le podiatre et la crème, je me sens mieux, je suis nettement moins handicapé par la douleur aux pieds. C’est un pas dans la bonne direction. Enfin.

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    Une réflexion au sujet de « Un pas dans la bonne direction »

    1. *happy sigh* à défaut d’ happy feet ;-) … mais ça semble aller mieux avec tout ça!

      C’est effectivement fou et tellement regrettable qu’il ait fallu tout ce temps pour que tu découvre ce qui peut rendre le quotidien bien plus supportable, côté pieds!

      gros bisous, puisque j’y suis :)

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