L’après jour J

Le jour J, c’était lundi, jour de radiothérapie, une autre merveilleuse occasion de voir de près de l’équipement médical que je n’avais encore jamais vu de visu, en plus de servir de planche à dessin pour quelques techniciennes en mal d’utiliser leurs stylos feutres.

Il faut que je vous dise: ma visite de lundi à l’hôpital Notre-Dame pour mon traitement a été, d’un point de vue personnel et humain, à des années-lumière de ce que je vis quand je vais à l’hôpital St-Luc. Toute la démarche avec Notre-Dame - leur appel pour me donner rendez-vous, leur accueil une fois sur place, l’examen avant le traitement et le traitement proprement dit - a été tellement humaine et chaleureuse que j’en suis reparti avec simplement une question: pourquoi diable ne peut-il en être de même à St-Luc?

Évidemment, il y a certains éléments physiques qui ne dépendent pas du personnel: ils sont dans une section plus moderne de l’hôpital, et ce dernier est situé dans un quartier nettement plus sympathique que l’hôpital St-Luc. Mais est-ce suffisant pour expliquer la gentillesse, les sourires, le temps pris pour les explications, le temps pris pour effectivement regarder le patient dans les yeux quand on lui parle, et même le temps pris pour rigoler avec lui? En partie, sans doute, mais j’ai l’impression qu’il doit y avoir quelqu’un en charge du département qui s’est dit que d’accorder une réelle attention au patient et à ses questions, et en le traitant avec respect, humanité et gentillesse - wow! Des sourires! - ne pouvait qu’aider à alléger l’atmosphère et rendre le travail - et, pourquoi pas, la maladie - nettement moins rébarbatifs.

Pour ce qui est du traitement proprement dit, on m’a informé qu’il n’y aurait pas d’effets secondaires à la radiothérapie, à cause de la zone à irradier. Il n’y a que l’os qui devrait être touché, mais aucun organe interne, donc pas de nausées, malaises ou autre bobo découlant du traitement. La douleur était sensée augmenter temporairement puis se résorber à peu près totalement. J’ai bien remarqué l’augmentation, une trentaine d’heures après le traitement, puis la diminution. Pas vraiment autre chose, sinon que la sensibilité de la hanche n’a pas vraiment encore diminué, même si marcher ne me fait à peu près plus mal. On verra si les choses continuent de changer quotidiennement à ce niveau. J’imagine que ça varie selon les patients et qu’un second traitement peut parfois être nécessaire. Bref, on verra ça aux scans de septembre.

Côté Nexavar, j’ai recommencé le traitement lundi, à raison de 400mg matin et soir. Jusqu’à maintenant, zéro effets secondaires, ce qui m’étonne un peu. Lors des interruptions précédentes du traitement, lorsque je le reprenais, je voyais les effets secondaires me tomber dessus dans les 48 heures. Je ne me fais pas d’illusions, je sais qu’ils vont arriver. Reste à voir si ce sera dans une moindre mesure, et s’ils réapparaîtront tous ou non.

En attendant, la vie continue de façon à peu près normale, ce dont je ne me plains absolument pas!

 

1 Commentaire

  1. bon ben c’est plutôt pas mal tout ça! Je croise les doigts pour un minimum d’effets secondaires en tous cas, vu que c’est ce qu’il y a d’à peu près pire, les effets secondaires, si je me souviens bien!

    gros becs à toi au passage

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