Une chose à la fois…

19 07 2007

Désolé du calme bloguesque, mais c’est pour une bonne cause: je profite de l’été (quand le soleil daigne se pointer!), je travaille et je me remet en forme (de mieux en mieux!).

En fait, depuis un peu plus d’une semaine, j’avoue que les choses vont de mieux en mieux. D’un côté, il y a eu vos commentaires, dont plusieurs m’ont rappelé d’une façon ou d’une autre que de se battre contre soi-même n’est sans doute pas la chose la plus productive à faire. :)

De l’autre côté, j’ai cessé de prendre un médicament qui devait m’aider à contrôler les effets secondaires cutanés, et plus spécifiquement des problèmes importants d’acné au visage.

Comme ma dermatologue est actuellement en vacances (et elle en a bien besoin, elle qui a un horaire absolument effarant en temps normal), j’ai décidé tout seul, comme un grand, de cesser de prendre de l’Accutane. Jusqu’à maintenant, j’avoue que je pense vraiment que c’était le bon choix. Je ne peux dire s’il y avait un lien direct ou non, mais chose certaine, quelques jours après avoir arrêté de le prendre, je n’avais plus le moral dans les talons. Mieux encore, mes problèmes d’estomac et de nausées avaient diminué substantiellement. J’ai aussi plus d’énergie. Facile à comprendre: moins de crampes d’estomac, moins de nausées, donc plus d’appétit et plus de repas complets.

J’avoue que quand les effets secondaires au visage sont apparus, ça m’a donné un choc. Je sais aussi que j’ai voulu que l’on tente de contrôler les dégâts. Après quelques mois de ça, j’en arrive à la conclusion suivante: c’est loin d’être dramatique, et je préfère que l’on se limite aux onguents pour l’instant, même si ça ne sera sans doute pas aussi efficace que les onguents combinés aux médicaments. Ce que je constate, c’est qu’en me limitant uniquement au Nexavar comme médicament - ce que je fais depuis près de deux semaines maintenant - les effets secondaires sont nettements moindres. Certes, les médicaments additionnels n’allaient pas à l’encontre du Nexavar et ne diminuaient pas son travail contre le cancer, mais ils ajoutaient - parfois un peu, parfois beaucoup - aux effets secondaires déjà présents.

Alors j’opte pour l’étapisme. Réglons d’abord le cas du cancer, sans ajouter des médicaments pour contrer d’autres trucs qui, en bout de ligne, ne sont que cosmétiques. Tant que les crèmes arrivent à prévenir l’enflure du visage et les douleurs, ça suffit.

Au quotidien, je peux vous dire que le fait de ne prendre qu’un seul médicament semble déjà alléger de beaucoup les problèmes et me laisser - enfin! - respirer un peu. Ça fait du bien!


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6 réponses à “Une chose à la fois…”

20 07 2007
grandmamie (03:14:32) :

ouf, tu as trouvé toi-même ton équilibre. ce n’est pas simple, c’est vrai. Si tu parviens à supprimer ces effets secondaires, tu as meilleur moral, si tu as meilleur moral, tu peux faire face. Profites bien de l’été et fais des provisions pour cet hiver, et si tu veux rire un peu, va voir la description de ma journée de déménagement avec ma belle-mère sur le blog : eebook-coching…Après coup j’en ris, sur le moment, humffffff grosse colère.

biz à vous deux

23 07 2007
Mahie (03:37:45) :

hello,
bien contente de lire et article, tout ce que tu dis me semble très censé. Combien de fois j’ai pris un médoc pour soigné un truc qui m’as mis tellement l’estomac en vrac, que “je préférais” la première “maladie”…
Bon courage à toi et à ta miss!

25 07 2007
Tangerine (10:23:11) :

Pareil pour moi l’an passé avec le Lipitor, médicament célèbre contre le cholestérol. Au bout de 5 mois j’avais perdu la moitié de mes cheveux et je marchais comme une petite vieille, moi qui marchait 2km par jour avant. Mes jambes me faisaient beaucoup souffrir quand j’ai finalement découvert que ce médicament attaquait les muscles!

25 07 2007
Benoit (10:37:45) :

Effectivement, Tangerine, c’est frustrant de découvrir certains effets secondaires. Et quand tu en viens à prendre des médicaments pour contrer les effets d’autres médicaments, ça devient complètement ridicule!

Suivre un traitement, de nos jours, ça ne veut surtout pas simplement dire prendre un médicament. Ça veut plutôt dire entreprendre une formation, apprendre à décortiquer les notices médicales, les mises en garde, les contre-indications, puis - à la lumière des résultats obtenus - faire des choix.

Il ne faut surtout jamais oublier qu’en bout de ligne, c’est à nous de décider si on accepte ou non de prendre tel ou tel médicament.

26 07 2007
grandmamie (09:02:55) :

Le libre-arbitre et oui…Maiq qu’il est difficile de l’exercer lorsque la maladie nous rend plus faible, on a alors envie de se confier, de faire confiance, de lacher-prise. Tient, libre-arbitre et lacher-prise. Ces deux mots là ont un sens profond dans ce genre de discussion. Benoit qu’en dis-tu? Heu non, n’interromps pas ton repos, laisse juste les mots se glisser en toi et tu nous répondras un jour, en passant, quand ca te démangeras les doigts..Bises à vous. Ici il fait un temps de….lézard.

26 07 2007
Benoit (11:18:56) :

Hmm, libre-arbitre… Fondamentalement total, mais dans les faits, qu’en est-il? Pour que ce soit vraiment libre-arbitre, il faudrait aussi un certain nombre d’absolus: connaissance absolue des médicaments, de leurs effets; accessibilité absolue à ceux-ci. La réalité est toute autre. Il faut se démerder pour apprendre - vite! - au cas par cas, et choisir au mieux de ce que l’on sait. Pas si libre que ça, l’arbitre…

Lâcher-prise… Là, c’est plus dans le domaine du possible. Ne pas se cramponner à ce que l’on a été, apprécier ce que l’on est. Ça demande du temps, mais ça se fait.

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