Revirement de situation
28 04 2007Ciel, la RAMQ peut arriver à agir de façon cohérente! Il ne lui faut que 7 ou 8 mois pour réagir, un détail insignifiant dans le cas d’un patient atteint d’un cancer, n’est-ce pas?
Dans une lettre qui m’a été adressée le 24 avril 2007, on m’informe de ce qui suit:
Objet: Révision de la demande d’autorisation soumise par Dr Pierre Karakiewicz
Produit: Nexava Co. 200 mgMonsieur,
Comme suite à la demande de révision concernant l’autorisation nécessaire pour le paiement du produit précité, nous vous informons qu’elle a été accordée du 2007-04-23 au 2007-07-22. Par ailleurs, la période initiale autorisée est de trois mois afin de pouvoir évaluer l’efficacité du traitement. Pour assurer la continuité du traitement, une nouvelle demande renfermant les données montrant l’efficacité du traitement (régression de la tumeur, stabilisation de la maladie ou amélioration des symptômes liés au cancer) devra être soumise avant la date d’échéance.
En principe, elle demeurera valide aussi longtemps que vous remplirez les critères d’admissibilité et d’inscription au régime public d’assurance médicaments et qu’aucune modification réglementaire ne sera apportée aux conditions de paiement en vigueur lors de l’autorisation. Dans ce dernier cas, nous vous aviserons par écrit.
Nous vous prions de présenter cette lettre à votre pharmacien ou pharmacienne qui prendra ainsi connaissance des dispositions qu’elle contient. Vous pourrez ensuite vous procurer votre produit ou entreprendre les démarches en vue d’obtenir un remboursement, le cas échéant.
Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de nos meilleurs sentiments.
DENYSE DEMERS
Pharmacienne
Service des patients et médicaments d’exception
Alors, suis-je satisfait? Oui et non. La demande initiale a été faite il y a une dizaine de mois. Si l’on avait attendu la réponse de la Régie avant de débuter un traitement et d’agir, c’est près de 10 mois sur un prognostic initial de 17 mois qui auraient été perdus. C’est totalement inacceptable.
L’interféron alpha, qui est actuellement ce que la Régie propose comme médicament de première ligne, devrait plutôt être relégué au rang de médicament alternatif, dans les cas où le Sutent et le Nexavar n’apportent aucune amélioration. Et même à ce titre, c’est plus un dernier recours, une tentative d’obtenir une quelconque réaction quand rien d’autre n’a fonctionné, puisque les études démontrent que son taux d’efficacité est minime.
Bref, j’apprécie que le système se déniaise un peu, mais ça ne m’arrêtera pas de continuer de travailler à ce que le Nexavar et le Sutent soient reconnus officiellement comme traitement de première ligne, tout comme je continuerai à dénoncer la lenteur bureaucratique du système. Quand des gens ont des prognostics de survie qui se chiffrent en mois, on ne perd pas ceux-ci à tergiverser entre bureaucrates. Si le système est malade, qu’on le soigne!






Entièrement d’accord: il faut continuer à faire valoir ton point de vue, face au cynisme administratif! Heureusement que ta pugnacité demeure intacte.
Car quel que soit le traitement à envisager, le système, lui, paraît bien difficile à soigner!
Bravo pour votre persévérance et tout votre courage face à la maladie et les méandres des systèmes administratifs, qui sont encore plus difficiles lorsque l’on fait face à cette maladie de m…..:
Je vous envoie une brassée de brin de muguet porte bonheur.