En attendant le CHUM

Je lisais ce matin sur la Cyberpresse un article qui parle du nouveau Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM).

Le CHUM est «bienvenu» au centre-ville, mais il devra être moins colossal et moins haut. Telle est la conclusion de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM), qui recommande au CHUM de refaire ses devoirs à tous les niveaux, ou presque.

Trois mois après avoir entendu 400 personnes, dont plusieurs experts, et lu 34 mémoires, l’Office a déposé, hier, un rapport d’une cinquantaine de pages qui s’attaque autant à l’architecture, à l’intégration urbaine et à la circulation, qu’à l’impact du projet sur les résidants du centre-ville.

C’est bien, très bien même. Mais pendant que tout le monde et son beau-frère font des études, qui fait quoi pour améliorer la qualité des soins aux patients aujourd’hui? Je veux dire, s’il est essentiel de planifier intelligemment ce nouveau centre hospitalier qui devrait voir le jour en 2010, qu’est-ce qui se fait concrètement dans les immeubles vétustes qui composent actuellement le CHUM?

En fait, on rafistole. Il suffit de se pointer à l’Hôtel-Dieu ou à St-Luc pour constater l’état des lieux. Et on gère ce rafistolage de façon lamentable. Vous voulez un exemple? La journée où je me suis rendu à l’Hôtel-Dieu passer un PET scan, j’ai constaté que ce secteur de l’hôpital était en rénovation. Ce qui est ridicule, c’est qu’un administrateur quelconque avait autorisé pour cette journée la poursuite des travaux. Alors, le matin, le personnel arrive, avec un horaire chargé de patients pour des scans, et les travailleurs arrivent. Évidemment, ils ont dû rebrousser chemin puisqu’il y avait des patients et des examens toute la journée. Mais ils ont été payés pour leur déplacement, ce qui est normal. Ce qui n’est pas normal, c’est qu’un supposé gestionnaire gaspille ainsi les fonds publics et s’avère incapable d’une planification intelligente.

Et ce n’est qu’un tout petit cas dans un immense bourbier… Alors, pour l’instant, les patients vivent avec les rénovations, le personnel travaille dans un environnement physique qui est loin d’être idéal, et les commissions d’étude se succèdent - à coups de millions - pour évaluer tous les détails d’un projet de 1,6 milliards $ qui devrait voir le jour dans 3 ans.

Pas étonnant que la RAMQ et son merveilleux conseil des médicaments n’aie pas de fonds pour me payer le Nexavar pour traiter mon cancer!

 

3 Commentaires

  1. :-( Pas glop…

  2. trop frustrant de constater ces absurdités et dysfonctionnements! Quel gâchis! Entre la santé et l’éducation, il devrait y avoir une priorité absolue visant le 0 défaut, ou presque!

  3. mich de france

    Tout à fait d’accord!
    S’il est agréable d’être soigné dans le cadre le plus approprié et le plus net, il est indispensable de se sentir entouré des attentions appropriées; la qualité des soins doit primer.
    Espérons que le beau nouveau CHUM s’en souviendra à temps.

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