Podcast du 2 février 2007

Envers et contre tous, le podcast vous est livré. Un peu sur le tard, à cause d’une importante panne réseau qui m’empêchait de me brancher à mon fournisseur d’accès et d’obtenir mes courriels. Je vous donnerai plus de détails dans un autre billet.

Alors, revenons à notre programmation habituelle, le podcast de la semaine. Il est un petit peu abrégé, vous comprendrez pourquoi en l’écoutant. Vous y retrouverez tout de même le commentaire de la semaine et la chronique musicale. Bonne écoute!

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9 Commentaires

  1. Mmm… quand est-ce que “ça” a commencé? Je serai tentée de dire au moment de la démocratisation des moyens de transport et de communications, juste au début de ce que l’on appelle maintenant la mondialisation.

    Comme l’information est devenue instantanée (rappelez-vous le début de CNN et la guerre du Golfe prise 1 en direct 24 heures sur 24) et que n’importe quel pékin peut justement s’acheter un billet d’avion pour y aller, nous nous sommes mis à considérer n’importe quel continent comme accessible en quelques heures. Il suffit de se rappeler combien de temps on mettait pour aller en Asie il y a 40 ans et le temps du voyage maintenant. Donc, petit à petit, on nous a proposé le fast-food, des loisirs “rapides”, les forfaits d’une semaine, le Concorde, le TGV (qui se souvient encore du Paris/Poitiers en 5, voire même 6 heures… le temps qu’il faut maintenant pour faire un Paris/Montréal).

    Observez attentivement le rythme de vie des gens autour de vous: il fait vite se lever, vite manger, vite aller à l’école ou au travail, vite produire (devoirs ou rapports ou n’importe quoi d’autre), vite rentrer chez soi, vite manger, vite faire les devoirs, vite s’écraser devant la télé et vite aller se coucher pour être en forme le lendemain.

    Le seul problème, c’est que tout ce temps “économisé” ne sert plus à rien. L’objectif du “vite” s’est perdu. Quand j’étais petite, on m’agitait la technologie sous le nez en me disant que tout ce temps de gagné me permettrait de ne rien faire. Mais où est le “ne rien faire” aujourd’hui? À quoi servent les minutes gagnées à cuire sa bouffe au micro-ondes? À faire cuire d’autre bouffe au micro-ondes? À quoi servent les secondes accumulées si on possède une connection Web haute vitesse? À surfer encore plus? À quoi servent les avions qui voyagent plus vite? À voyager encore plus? À quoi sert l’automatisation? À produire encore plus? À quoi sert le fait de produire plus? À gagner plus d’argent, pour en dépenser encore plus, pour être obligé d’en gagner plus pour pouvoir en dépenser encore encore plus… et la roue continue.

    Il faut se rendre à l’évidence, le gain de temps qu’on nous propose constamment ne sert strictement à rien… sinon de faire déborder les poches déjà pleines des industries.

    C’est aussi peut-être pour ça qu’un cancer est si difficile à vivre et que tout le monde en a peur. Parce que - outre le paradoxe qu’il représente: prendre le temps de guérir tout en se dépêchant de vivre au cas où - il nous oblige à revenir à des choses normales: prendre le temps de se soigner…

    Et je termine sur une réflexion. En ce moment, j’ai un sale rhume qui dégénèrera sans doute en grippe. Je me suis fait proposer tous les médicaments possibles et immaginables (clin d’oeil sur la pseudoéphédrine contenue dans certains cachets). Pourquoi? Je prends de l’ibuprofène pour soulager le mal de sinus. Le reste? Faut-il vraiment que je sois aussi perrformante que d’habitude? Les médicaments me guériront-ils plus rapidement? Non! Alors…

  2. je serai beaucoup plus succincte qu’Isa : …

    ;-)

    parce que je constate que j’en suggère des choses, avec ces trois petits points-là !

  3. Ben dis donc, nous voilà bien :-( Ca me rend toute triste: c’est vrai que je suis tout le temps pressée et je sais même pas pourquoi :roll: :( Bon on va essayer de respirer un peu… Ah, Fabienne tu nous a mis dans de beaux draps!

  4. Ton commentaire sur les parasites m’a touché. J’en suis un depuis quelques mois (chômage). Tout comme toi, j’ai près de trente ans de loyaux services comme employé à payer taxes, déductions et impôt. Pourtant je me sens tellement coupable de ne pas m’être trouvé un nouvel emploi encore. :oops:

  5. Tu as des petits points très éloquents, Fabienne. :D Et avec tous les autres commentaires qui précédaient, ça a donné matière à réflexion. J’adore quand ça arrive.

    Mahie, ce qui serait triste, ce serait de ne jamais le remarquer. Parce qu’une fois que tu le remarques, tu peux y changer quelque chose. ;)

  6. Carole, il n’y a pourtant pas de quoi culpabiliser, mais dans ce monde où l’on ne regarde que la productivité, on nous a conditionné à le faire. Et cette assurance-chômage que l’on nous verse (lorsque l’on y a droit), les gentils fonctionnaires nous font sentir avec insistance à quel point c’est un privilège. Mon cul, oui! On a payé pour ce service, c’est effectivement un droit, n’en déplaise à ces privilégiés dont les salaires sont payés par nos taxes. Mais ça, ils l’oublient vite.

  7. Pour réagir au commentaire d’Isa, je pense qu’il y a de plus en plus de moyens pour apprendre à revenir aux choses essentielles et arrêter de courir (Et c’est moi qui dit ça !!).
    J’ai récemment fait la connaissance d’une jeune homme très intéressant qui est naturopathe. Une conversation avec lui m’a fait le plus grand bien et m’a surtout fait comprendre pleins de choses auxquelles je crois mais que j’enfouissais derrière des prétextes fallacieux.
    Prendre le temps d’être bien avec soi, de bien s’alimenter, sainement, de faire du sport et de s’aérer l’esprit, de positiver sur ses forces et non plus sur ses faiblesses… Même si cela peut paraitre un peu égoïste au départ, ça permet surtout d’être mieux avec soi même, d’arrêter de courir après des chimères et finalement d’être mieux avec les autres.
    J’ai déjà commencer à manger mieux (et perdre du poids !!), à travailler un peu moins et à ne pas culpabiliser et je dois le dire, même si c’est encore très récent, que je me sens mieux, plus détendu… plus heureux finalement.
    Pour ceux qui veulent en savoir plus, je vous conseille le livre,
    Encyclopédie de revitalisation naturelle de Kieffer Daniel.
    Essayez, ça peut marcher ! Ou, au pire, ça ne fera pas de mal !

  8. Effectivement, Sam. Tout est relié et la seule personne qui puisse nous arrêter de courir, c’est nous-même. Quand tu constates ça, tu réalises que pour arriver à changer quoi que ce soit, il faut commencer par complètement se rééduquer, tout réapprendre, tout regarder d’une autre perspective.

    J’ai ajouté un hyperlien vers Amazon dans le titre du bouquin que tu suggères, question que l’on trouve facilement. :-)

  9. c’est marrant (je ne suis pas sur que le terme convienne vraiment ! ;) !) mais que l’on soit au Quebec ou en France on a les mémes sensations !!! :cry:
    peut etre le fait d’avoir le meme age et le meme probléme !!!! ;) ;)

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