Ah que l’hiver… a changé!

Bon, Isa ne regarde pas, alors je peux bien vous filer quelques lignes d’Aznavour!

Je vous parle d’un temps
Que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connaître…

Et pour la bonne mesure, ajoutons-y un peu d’Émile Nelligan:

Ah comme la neige a neigé
Ma vitre est un jardin de givre
Ah comme la neige a neigé

En regardant les nuages qui arrivent, de peine et de misère, a saupoudrer un ou deux centimètres de blancheur sur la ville, je me suis - encore une fois! - rappelé ces hivers de mon enfance. Vous savez ce que c’était l’hiver en Gaspésie, quand j’étais enfant? Vous savez ce que c’était une «bordée de neige»?

Eh bien, comme mon père était (fallait bien que je prenne ça quelque part!) grand amateur de gadgets dernier cri, il avait acheté, au début des années ‘60, un appareil photo Polaroid. La photo - en fait je devrais dire «les photos» puisque j’en rajouterai quelques unes plus tard aujourd’hui - montre de quoi avait l’air un hiver de mon enfance.

Vraiment rien à voir avec ce que l’on a aujourd’hui!

Hiver en Gaspésie - Années ‘60Hiver en Gaspésie - Années ‘60Hiver en Gaspésie - Années ‘60
Hiver en Gaspésie - Années ‘60Hiver en Gaspésie - Années ‘60

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9 Commentaires

  1. wow. c’est à la fois magique et terrifiant, toute cette neige !

  2. Quand c’était comme ça, tu n’imagines pas les tunnels que l’on se faisait, moi et mes amis, derrière la maison! :D

  3. Je ne comprends pas très bien, sont-ils sur le toit d’une maison?

  4. Je suis allé deux fois au canada une première fois pendant l’été indien et quelques mois après pendant l’hiver, c’est totallement différent à un hiver européen… tu cailles beaucoup plus (-25C) et la neige tombe en abondance plusieurs dizaines de centimètres… au final t’as 2mètres de neiges dans les rues.
    Le plus impressionnant, c’est le comportement des gens, ils ne te laissent pas parcourir 200 mètres a pied, ils s’arretent et fond le taxi, c’est vraiment très chaleuruex et magique. En France ce comportement sur la route n’existe pas, c’est chacun pour sa gu….

    C’est là aussi où j’ai compris pourquoi les trous sur les érables étaient 2 mètres au dessus du sol. Cela s’extrait durant l’hiver et c’est le niveau de neige qui détermine l’emplacement du trou…
    On le faisait chauffer, et on le trempait dans la neige, ca fait des sucettes, trop bon :p

  5. Mahie - La réponse est évidente maintenant que j’ai ajouté le reste des photos. :D

    RV - Exact pour les érables, mais ils baissent tout de même un peu, tout comme le niveau de neige d’ailleurs.

  6. Tes photos me donnent la nostalgie Benoit.

  7. Carole, tu n’es pas la seule!

  8. Wao! Sur le toit d’un train, ils étaient! Wao! Bah c’est sûr qu’on a jamais rien vu de tel dans les Yvelines ou en Charente-Martime d’où je viens !!!
    Ca me fait penser aux descriptions de grandes tempêtes de neige dans les bouquins “Le chat qui…” tu connais?

  9. La nostalgie de notre enfance….il y a tant à dire. Lorsque l’on tente de recréer cet état d’enfance, la déception n’est pas loin car nos souvenirs sont des souvenirs et la réalité n’est plus. Gardons en nous l’énergie de ces souvenirs en enlevant les regrets et la tristesse que fait naître la nostalgie. J’ai essayé un jour de revenir voir la maison de mon enfance. Elle a été vendue car mon père avait fait faillite après la mort de ma mère et je n’avais jamais “osé” y revenir. En fait, pleins de choses sont revenues en moi, comme si j’avais retrouvé le son d’une vieille bande magnétique que je croyais effacée. Au début, il y avait de la rage, de la colère, dela tristesse, de la nostalgie, puis peu à peu, j’ai réussi à enlever ces fils qui engluaient mes souvenirs. Aujourd’hui, lorsque je passe devant la maison, j’y entends l’éclat de rire de ma mère, la jeunesse de mon père, l’enfance de mon petit frère, mes etats d’âmes d’adolescente, toute l’enfance qui revient en force, avec beaucoup d’amour. Ta neige Benoit, c’est ta force. Ces photos te donnent l’énergie d’être qui tu es aujourd’hui, car elles recèlent l’enfance qui t’a construit.
    Ceci dit, vivement février que moi aussi je marche dans la neige craquante du Québec : il n’y a que là bas, qu’elle craque comme ca. Et cette neige de maintenant, c’est “la nostalgie” de mon petit Tom, son pays, son enfance. Un jour, lui aussi dira : mais où sont les neiges d’antans?

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