La valse des examens continue
19 07 2006Quelqu’un me faisait remarquer que je donnais peu de nouvelles du côté santé et se demandait si c’était mauvais signe. Non, pas vraiment. En fait, les choses progressent, mais j’apprend petit à petit à m’y retrouver dans tout le jargon médical qu’utilisent les radiologistes et spécialistes.
Demain, jeudi, on passe aux choses plus sérieuses, un uro-oncologue. Ouf! C’est pas trop tôt! En fait, le principal problème que je découvre dans notre merveilleux système de santé, ce n’est pas le fait d’avoir à payer certains examens en clinique privée - question d’avoir l’examen et les résultats rapidement - mais plutôt ce qui semble être la norme de tous les praticiens: l’utilisation du conditionnel. «Laisse supposer…», «suggère la présence…», «incite à penser que…». Bref, on a beau passer sous des machines qui valent des millions, en bout de ligne, ce qu’on vous dit, c’est qu’on voit bien que vous avez quelque chose, mais qu’on ne sait pas ce que c’est. Et comme on vous charge un bras pour l’examen, on ne peut tout de même pas vous dire qu’on ne sait pas ce que vous avez! Alors on fait un gentil petit bilan disant tout ce qui est normal (vous serez heureux d’apprendre que j’ai un coeur et deux poumons qui entrent dans les normes. C’est rassurant, non?) et émettant quelques suppositions.
Évidemment, pour en savoir plus… il faut d’autres tests!
Heureusement, il existe des ressources qui - wow! - se rappellent que ce que les médecins appellent «un patient» ou «un dossier», c’est une personne. C’est notamment le cas de la Fondation québécoise du cancer. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point se faire parler clairement, faire mettre les choses en perspective peut aider! Je tire mon chapeau à ces personnes qui sont là, pour nous écouter, nous renseigner, nous rassurer, et SURTOUT humaniser tout ce processus!
Donc, au stade où les choses en sont, il n’y a vraiment qu’une façon d’avoir l’heure juste, c’est de faire une biopsie. Je verrai donc demain avec le spécialiste s’il partage cet avis et quand on procède. En bon français, y’en a marre d’attendre et d’être dans le flou!






Courage Benoit et tiens nous au jus. Je t’embrasse
Nous avons beau etre à l’autre bout de la planete vous et moi, mais je vois que les procedés sont les memes… tout comme la communication des medecins.
Fa, merci de ta visite.
Effectivement, je crois que c’est un mal universel de la médecine de ne pas oser/savoir/vouloir donner l’heure juste aux patients. A-t-on peur des poursuites en cas d’erreur? Pense-t-on que les patients ne sont pas capables d’avaler un diagnostic avec de sombres prognostics? Je ne saurais dire.
Ce que je sais, c’est que, beaucoup plus que la gravité de la maladie, c’est l’incertitude qui me ronge.