Retour de périple: un drame et une(des) question(s)

Ça y est, je suis de retour de mon périple en Abitibi, une superbe randonnée de 3 jours, près de 1600 kilomètres. J’aurais vraiment aimé ne parler que d’un weekend magique, mais la réalité est venue ternir le tout. En effet, lors du voyage de retour, une membre du forum Motodirect qui revenait séparément du groupe avec son conjoint a eu un accident et est décédée. Notre groupe est arrivé sur les lieux quelques minutes après l’accident. La mort fait toujours mal à voir, mais quand ce sont des gens avec lesquels tu as ri, parlé, vécu, ça déchire en dedans…

D’ici quelques jours, je mettrai en ligne quelques photos du voyage, quelques moments heureux, parce qu’il y en a eu beaucoup au cours du weekend, malgré la tragédie de dimanche.

Pour l’instant, je me donne le temps de décanter tout ça, sans compter demain que j’anticipe et appréhende à la fois: les résultats de mes tests et les détails de ce qui suivra. Disons que la pression interne commence à être assez insupportable, merci!

N’empêche que j’ai une rage sourde qui gronde. Il est vrai qu’il y a des cas où la vitesse et la témérité de motocyclistes a des conséquences catastrophiques.

Par contre, si vous saviez le nombre de fois, en traversant la réserve faunique La Vérendrye, où des voitures nous collaient au cul, roulaient à des vitesses de fous alors que nous, motocyclistes, roulions en respectant les limites de vitesse, j’enrage. Pour un territoire immense, supposément desservi par la Sureté du Québec, pas un seul véhicule de police. Alors je m’interroge sur l’hypocrisie du gouvernement Charest, du ministre des transports, qui nous disent vouloir hausser les coûts d’immatriculation des motos parce que ces véhicules sont impliqués dans beaucoup d’accidents. Dites-moi, messieurs les politiciens, est-ce que ça vous dérangerait beaucoup de voir aussi à faire respecter vos foutus règlements en y mettant les effectifs nécessaires? Ou trouvez-vous plus intelligent d’écoeurer ceux qui veulent faire de la moto à coup de factures exhorbitantes, tout simplement parce qu’entre l’état lamentable des routes du Québec et votre incapacité chronique à mettre en place suffisamment d’effectifs policiers pour assurer la protection de tous les utilisateurs des routes, vous préférez en forcer certains à simplement cesser d’utiliser les voies publiques?

J’en ai plein le cul de payer pour vos statistiques à la con, que vous manipulez à souhait, pour payer les déficits de votre incurie administrative. Pendant des années, le gouvernement a puisé à pleines mains dans les surplus de la SAAQ. Voilà des années que les budgets alloués à l’entretien des routes est déficient. Depuis combien d’années déjà le gouvernement du Québec a-t-il passé une loin limitant de façon importante les droits de recours des citoyens en cas de dommages causés aux véhicules à cause de l’état des routes?

Faut-il aussi parler de la merveilleuse signalisation routière, notamment les lignes peintes sur la chaussée, qui sont de véritables pièges mortels la minute où il se pointe une goutte de pluie? Ces putains de lignes, messieurs les politiciens, sont tellement glissantes qu’un piéton peut y perdre pied par un jour pluvieux, alors imaginez un peu un véhicule à 2 ou 4 roues… Évidemment, y inclure un abrasif coûterait plus cher.

Bon. J’arrête là. Mais j’en reparlerai. J’en ai plein le cul de me faire bourrer de désinformation, d’entendre la grande majorité acquiescer avec le gouvernement ou rester silencieuse - elle est très très silencieuse, la majorité québécoise - devant les insipidités que nos politiques veulent nous faire avaler. Je sens que j’aurai de quoi m’amuser pendant ma convalescence, tiens.

 

1 Commentaire

  1. Allo Benoit !

    Je suis vraiment désolée que votre voyage en Abitibi se soit transformer en cauchemar à votre retour. J’étais heureuse de vous accueillir dans notre belle région et j’espère que vous en garderez malgré tout de bons souvenirs. Mlaheureusement, les images qu’on voudrait oublier ont tendance à s’accrocher à notre mémoire. Ce fut assez difficile de vivre cet événement de loin. Beaucoup d’incompréhensions demeurent.

    En tout cas, si malgré tout, l’envie de revenir dans notre région te reprends, fais-nous signe.

    Charlot

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