Le bobo a un nom: cancer du rein

TumeurJ’ai longtemps réfléchi avant de mettre en ligne ce billet. J’en parle ou pas? J’ai fait la tournée de mon entourage: proches, parents, amis… Certains m’ont suggéré le silence, d’autres l’ouverture. J’ai pesé et soupesé. En bout de ligne, je crois que ce qui m’a convaincu d’en parler ouvertement, c’est un petit quelque chose difficile à cerner, un flash qui passe dans les yeux d’interlocuteurs quand on mentionne «cancer». Un mot tabou. Un mot qui fait peur. Un mot qui fait qu’on semble vous regarder comme un mort en sursis.

Je vous brosse rapidement la chronologie des événements. Le 1er juin dernier, attaque brutale et soudaine: un calcul rénal qui s’active. Je me retrouve rapidement à l’urgence de l’hôpital Notre-Dame où, grâce à une bonne dose de morphine, la douleur s’estompe. J’y demeure le reste de la journée, sous observation. J’obtiens mon congé en fin de journée, avec comme consigne de me présenter à nouveau le lendemain pour subir un scan, question de repérer le calcul et de voir s’il pourra être évacué naturellement ou devra faire l’objet d’une intervention.

Le 2, je me présente donc à 9h et me prépare à une longue attente. Quelques heures plus tard, premier appel: c’est le scan. Retour en salle d’attente quelques heures, puis nouvel appel. Je m’attends à ce que ce soit pour des résultats, mais c’est plutôt pour me dire que le scan n’est pas suffisamment clair et que l’on va faire une échographie. Ça me semble étrange, mais bon. Donc, échographie, puis nouvelle période d’attente. C’est vers 16h que je rencontre le médecin, qui m’apprend que le calcul est petit et devrait être évacué naturellement après quelques jours. Elle me prescrit du Supeudol 5mg au cas où la douleur reviendrait, et c’est réglé pour le calcul.

Sauf que… c’est là que la nouvelle m’arrive. On a décelé une masse au rein gauche, assez petite - environ 3,5 cm - qui a de forte chances d’être un cancer. On revérifie les radiographies: il ne semble pas y avoir de traces de ganglions ou de prolifération de quoi que ce soit; uniquement cette masse. Le médecin m’indique qu’elle m’a obtenu un rendez-vous avec un urologue le 13 juin. Et hop!

Phase 2

Après le choc de la nouvelle, il y a le partage de la nouvelle. Pas très joyeux non plus. Le laisser savoir à Isa, à Johanne et aux enfants, aux amis, aux parents, puis éventuellement à certaines connaissances. Les réactions sont diverses. Des pleurs, de l’incrédulité, le choc. Pas de pitié apparente, Dieu merci! Par contre, il y en a certains qui n’ont plus donné de nouvelles, comme s’ils étaient mal à l’aise. Pourtant, le cancer, ce n’est pas contagieux, ce n’est pas automatiquement mortel. Enfin, à chacun sa façon de faire face à la maladie, j’imagine.

Arrive le 13 et la rencontre avec l’urologue, le docteur François Péloquin. D’emblée, je me sens en confiance. La première impression que j’ai lorsque je rencontre quelqu’un est toujours très importante pour moi: le regard, la poignée de main, le propos, le ton. J’en arrive toujours en quelques secondes à apprécier un interlocuteur, ou non. Dans son cas, ça clique.

TumeurPas de fioritures inutiles. Le cancer du rein est intraitable. S’il n’a pas généré de métasthases ailleurs dans l’organisme, la chirurgie est généralement efficace et, dans 9 cas sur 10, les patients vivent ensuite une vie normale et meurent éventuellement d’autre chose. Bon, encourageant. J’ai droit à un dessin me montrant où est placée la tumeur et, à moins de surprises au cours des examens subséquents, à une idée de la chirurgie à venir. Ce ne serait pas l’ablation pure et simple du rein, mais plutôt une ablation partielle. Tout dépendra des autres tests. Je dois donc prendre mes rendez-vous dès que possible: scan à l’iode, radiographies pulmonaires, tests sanguins et urinaires. Bref, un portrait médical complet.

Je sors du rendez-vous soulagé. Non pas que tout le portrait soit clair - pas encore - mais au moins entre mes lectures sur les sites médicaux spécialisés et les informations reçues du spécialiste, ma maladie prend une forme plus concrète, tangible, bref elle prend la forme de quelque chose que je peux combattre plutôt qu’une entité mal définie.

De plus, un échéancier approximatif est établi: tests d’ici 2 semaines, résultats avant la mi-juillet, chirurgie prévue vers la mi-août.

Phase 3

Le lendemain du rendez-vous avec l’urologue, visite au service des rendez-vous de radiologie pour voir quand je passerai mes examens. Je laisse les papiers, on devrait me rappeler la semaine prochaine. Ce matin, 8h30 pile, le téléphone sonne: mon rendez-vous pour mes examens est fixé au 19 juin. Décidemment, on ne lésine pas!

Alors c’est là où j’en suis. Demain matin, je vais passer l’examen sur route pour avoir mon permis de conduire moto. Si je ne fais pas de connerie, ça devrait être une formalité. Ça tombe bien, je sens que je vais vouloir rouler souvent cet été, question de m’aérer les idées.

Alors, pourquoi en parler?

Si j’ai choisi d’en parler, c’est - de façon très égoïste - pour casser ce mur que je perçois autour de ce mot: c - a- n- c- e - r.

Ce n’est pas par absence de pudeur, ni par recherche de pitié. C’est tout simplement parce qu’il me semble que la maladie - n’importe quelle maladie - fait partie de la vie d’un être humain. Comme Isabelle se fait un plaisir de le dire «personne ne meurt en santé». L’organisme vieillit. Le rythme de vie que nous avons nous fait vieillir. Ironiquement, alors que la médecine nous dit que notre espérance de vie augmente, beaucoup meurent en fait plus jeunes que leurs parents.

Je n’ai pas honte d’être malade et je ne vois pas l’avantage - ou le désavantage - de cacher ce que je vis. D’ailleurs, l’un des meilleurs remontants que j’aie eu depuis que j’ai appris que j’avais ce cancer, ce fut un commentaire d’une connaissance avec qui j’avais fait de la moto à quelques reprises au cours de la dernière année, connu sur un forum que je fréquente sous le nom de Capitaine. Il a eu le cancer. Pas une fois, deux. Et jamais je ne l’aurais su. Il n’est pas gêné d’en parler. Il savait sans doute que ses propos me donneraient une dose de confiance.

En bout de ligne, j’en parle parce que c’est normal, comme d’aller voir un spectacle, essayer un jeu vidéo ou simplement vivre.

 

72 Commentaires

  1. donc en fait tes ennuis avec le calcul ont permi de déceler cette masse cancéreuse?! Hé bien le calcul serait arrivé à temps alors, à temps pour aider à repérer ce cancer et pour que la chirurgie s’en occuper… (petit ouf pour cela, malgré la gravité de la situation)

    peut-être qu’en parler aussi sur ton blog t’aide encore plus à “digérer” cette nouvelle, je ne sais pas, mais merci de nous tenir au courant en tous cas, c’est vrai que tout ça fait tellement partie de la vie!

    Vivement mi-août maintenant :)

  2. Effectivement, le calcul a été - au fond - une bénédiction puisqu’il a permis la découverte totalement fortuite du cancer. Habituellement, ce genre de cancer n’est détecté que beaucoup plus tard, souvent trop tard, parce qu’il n’a essentiellement pas de symptômes. Le repérer à un stade aussi préliminaire est vraiment un coup de chance.

  3. Il y a non seulement le mot “cancer” qui fait peur, mais surtout le mot “mort”, car trop de personnes ont tendance à croire que la mort accompagne toujours le cancer, il faut savoir que c’est heureusement pas souvent le cas… je ne donne pas de faux espoirs, mais la science avance, et ils ont fait des progrès d’enormes progrès surtout quand le “néo” est diagnostiqué à temps. Je pense surtout que les gens ont peur aussi de ce que le cancer represente… c’est à dire l’aspect physique… la chimiothérapie, donc perte des cheveux, je ne sais pas comment ils se representent une chimiothérapie, ce n’est pas une grosse machine qui bombardent le corps, c’est “simplement” une perfusion…oui c’est aussi bete que ça… une simple perfusion… Peut etre que je banalise la situation, mais si tu as eu le courage d’en parler, il faut dire les choses clairement… Mais si tu as le moindre doute, la moindre crainte, la moindre appréhension, parle, verbalise, sort le… Tiens nous au courant . Pour ma part si je peux t’aider je le ferais.

  4. J’espère que tout ira bien dans la mesure des possibles. Lorsque la santé fait défaut, la vie semble se remplir d’épreuves à traverser! Mes pensées amicales se dirigent vers toi…

  5. Effectivement, les gens associent beaucoup cancer=mort, et il est très vrai que ce n’est pas l’aboutissement automatique et inéluctable. Dans mon cas, on peut oublier la perte de cheveux: pas de chimio ou de radiothérapie possible, alors mes cheveux longs sont là pour rester.

    Etolane - Jusqu’ici, tout va bien et ça ne devrait pas changer. C’est l’ironie de la chose. Maintenant que les calculs rénaux sont partis, tout est normal. J’ai une saloperie qui n’a pas de symptômes, alors la vie continue normalement, ou presque.

    À part la multiplication d’examens, c’est au moment de la chirurgie que les choses changeront, donc je compte bien profiter à plein de mon été jusque là! Tu risques donc de me voir me pointer à moto dans ton coin d’ici là!

  6. Voilà qui serait drôle! Im ,ptard en visite! ;) On est présentement en plein déménagement mais d’ici début juillet on devrait être de nouveau réinstallé! Fais moi signe par mail quand tu passeras dans le coin. :D

  7. Mister Goglu

    Bonjour! Tu sais s’il y a un lien entre les calculs rénaux et le cancer? Je suis l’heureux propriétaire de 2 reins qui produisent assez de pierres pour me faire une entrée en gravelle. 6 crises jusqu’à maintenant, et je viens de passer une tomographie qui m’a révélé qu’une 7e est à prévoir (d’ici demain et un an… c’est une surprise!).

  8. Ayoye! Je compatis avec toi! Mais non, pas de lien entre les deux. Pour moi, le lien est que la pierre a été une vraie chance, parce que c’est grâce à elle qu’on a découvert le cancer très tôt.

  9. Ca fait partie de la vie , hé oui ! J’aime bien ce billet , Benoit , même si je te souhaite fort , que l’ablation d’une partie du rein , mi-aout , te suffise , et hop , que tu n’en entendes plus parler ;) Moi le cancer , ça me choque pas : J’ai un papa , bien vivant , bientôt 85 ans , 3 cancers du colon à son actif , et en pleine forme , oui m’sieur ! Je ne le souhaite à personne , ceci dit , mais bon , comme quoi , tant qu’y'a de la vie , y’a de l’espoir ! Des gros becs , Benoit , et contente que tu sois bien tombé , niveau médical ! Amitiés .

  10. Situation identique. Opéré il y a deux mois, néphectomie élargie, 4 jours d’hosto, 15 jours de repos, aucune douleur, aucun traitement, aucun médicament. Je suis en pleine forme.

  11. Merci du commentaire, BM! J’avais très peu d’infos sur ce qui risquait de se passer. J’en saurai plus mardi, 4 juillet, sur ce qui m’attend, mais tes propos sont très encourageant!

  12. moi aussi j’ai pris une raclée, en juin 2000.j’ai pissée du sang un soir aprés avoir joué au foot,controle le lendemain;tumeur importante .ablation (j’avais 32 ans)puis surveillance. automne 2004 méta sur une vertebre,pose d,une prothese titane,rayon , puis controle automne 2005 méta pulmonaire ,traitements (immunothérapie)puis controle été 2006 nouveau traitements (anti angiogéniques) ça se passe assez bien,pas de fatigue (j’ai fait du bois et du béton avec un copain)plus beaucoup de cheveux (je m’en fous)j’ai toujours eu le moral j’ai pas l’intention de partir avant une quarantaine d’années et je suis fier de moi

  13. LES CANCERS FONT PARTI DE LA VIE MAINTENANT. TELLEMENT QUE ON SE DEMANDE QUAND SERA NOTRE TOUR!!! OU MEME EST-CE QUE JE L AI ET JE NE LE SAIS PAS!!!

    A CHAQUE PETIT BOBO ON S IMAGINE QUE CA Y E ST C EST LE CANCER!!! ALORS JE COMPATIE AVEC TOI ET J ESSAIE DE M IMAGINER QUELLE REACTION AVOIR LORSQU ON T ANNONCE QUE TU AS LE CANCER…TU NE PEUX RECULER, TU TE DOIS D AVANCER AVEC !!!

    BONNE CHANCE

  14. jean claude 56 ans

    moi aussi on viens de me trouver un cancer du rein gauche je subirais l ablation complete le 12 de ce moi je suis un papy de 4 enfants une jeune fille de 16 ans handicapee a la suite d une chute de cheval elle ne marche pus ne parle plus apres 7mois de coma mais a garde toutes ces facultes mentales 1garcon de 13 ans et 2 petits loulou de 3 ans qui se suivent a 4 jours pres je veu me battre car j ai encore tant de choses a faire avec eux a patager a donner et il est parfois difficile d en parler avac ces proches de peur de leur faire de la peine meci de m avoir permis de m exprimer au revior j c

  15. Content que tu aies pu en parler un peu ici, Jean Claude. Si jamais tu as envie de jaser plus, tu peux aussi me contacter en utilisant la page contact (il y a un lien en haut de la page).

    Et oui, ce n’est pas parce que le diagnostic nous tombe dessus avec le mot cancer que ça veut dire que tout est fini, loin de là! La plus grande partie du combat, c’est entre les deux oreilles qu’elle se passe, alors tiens bon, pour la famille bien sûr, mais pour toi aussi!!

  16. je suis d’accord tant qu’il y a de la vie, il ya de l’espoir. Mon mari a un cancer du rein avec des métastases osseuses un peu partout. Il a été opéré ablation du rein au mois d’août 2006. Il est en chimiothérapie pendant 28 jours. Il est souvent fatigué peu d’appétit. Sa vie se passe autour de son traitement pris à domicile par cachet du suttent. Je le vois chaque jour avoir peur de cette fichue maladie et s’inquiéter pour moi. J’ai beau lui dire de vivre chaque moment sans penser à moi mais cela lui est difficile quand je suis au travail lui il est en retraite et ne peut s’occuper car trop fatigué.

  17. jean claude

    Et bien me voilà de retour après 6 jours d hosto. Tout a l’air de se passer pour le mieux du monde. Mises à part quelques petites douleurs, très suportables, je me porte bien. Merci aux mots d’encouragements que je viens de lire; il y a encore des êtres HUMAINS sur terre, c’est rassurant… Surtout que cela n est pas la première tuile que je recoives en 4 ans!

    Je vous explique: 2002, décembre, je tombe dans le canal Albert avec mon buldozer. Il est 6h du matin et il fait très froid. La machine coule à pic et se couche sur la portière. Sous l’eau, j’arrive à casser le pare-brise avec mes talons. Aussitôt la cabine se remplit d’eau, mais je remonte à la surface, par miracle, étant vêtu de vêtements d’hiver + gros souliers de travail dans l’eau - décembre - 6h du matin, seul, personne pour recevoir de l’aide ou des secours. Je dois marcher 1 km avant de trouver de l’aide et être pris en charge en état d’hypothermie. Après qq jrs, tout a l’air d’aller, mais moralement ATTENDEZ, ce n’est pas terminé, car fin juillet 2003, notre petite-fille, alors agée de 13 ans, fait une chute de cheval et sombre dans un long coma de 7 mois qui aura fait des dégâts trauma cranien, qq fractures et après 7 mois, elle sort lentement de ce sommeil forcé, mais notre puce ne sait plus parler, ne sait plus marcher, mais a gardé toutes sa téte et est parfaitement consciente de son état et se bat comme un beau diable. Alors mes petits bobos, à côté de ce qu elle a subi et vit encore, ne sont rien. C’est elle et mes autres petits enfants qui sonts mes moteurs. Ils ont encore besoin de leur papy, et l’amour d’une famille est la plus belle des récompenses. Merci à tous et au revoir.

    jean claude

    P.S.: mon histoire paraît invraisemblable, et pourtant vraie et réelle

  18. Jean-Claude, avec ton moral et ta détermination, je suis certain que tes petits-enfants auront leur papy pendant encore bien des Noël!

    Et oui, des êtres humains pour qui les autres comptent, il y en a encore plein! Il faut juste regarder ailleurs qu’à la télé et dans les journaux, parce que les gestes humains et le souci des autres, ça ne fait pas faire de sous aux médias. :-)

    Mais au quotidien, quand on prend le temps de regarder, on trouve toujours quelqu’un ou quelque chose qui nous fait réaliser que oui, y’a des gens pas mal du tout quand on y regarde bien.

    Au plaisir de te revoir ici bientôt! Tiens-moi (je devrais dire nous!) au courant de comment vont les choses!

  19. jean claude

    bonjour benoit j avais oubllie de te demander as tu reussis ton permis moto si oui alors bien venue au club car je suis motard moi aussi mais depuis tres longue date je roule a moto depuis 42ans officiellement depuis38 ans et j adore ainssi que ma femme actuellement je possede une suzuki v strom 1000 et suis un mangeur de km mais le medecin m a bien fait comprenre de me calmer et de redoubler de prudence car je n ai plu qu un rein et que en cas d accident mais la moto ne m est pas interdite mais pour profiter des bonnes choses il faut en user avec un peut plus de moderation adviendras que pouras a bientot sur la route j espere salut de motard j-cl

  20. Allo Benoit, Je ne viens pas souvent consulter ton blog mais aujourd’hui ça me tentait. J’avais envie d’avoir de tes nouvelles et j’ai malencontreusement égaré ton numéro de téléphone. Je suis super contente que tu gardes le moral, ça me fait chaud au coeur de te lire. Je voulais te faire mes voeux pour la nouvelle année qui arrive, et te dire toute mon affection. Fais aussi le message à tes proches, qui partagent ton quotidien. Fais moi signe. Bisous, Lise alias LOULOU

  21. jean-claude

    salut a toi et ta famille benoit un petit coucou pour te remettre tous mes voeux de sante bohneur a vous ts et que l annee a venir vous soit douce pleine de boheur joies et prosperite a bientot et passez un bon reveillon a+

  22. À toi et tous les tiens, Jean-Claude, mes meilleurs voeux pour le nouvel an. Que la santé soit au rendez-vous! Le reste, quand on y pense bien, ça va de soi quand on a la forme! ;-)

  23. Bonjour, je viens de lire votre blog car je viens d’apprendre que mon papa à une tumeur au rein. elle a été décelée car il avait du sang dans les urines. Apparemment il n’a rien dans le foi mais il a une radio des poumons à faire . Le docteur va lui prendre rapidement 1 RV à l’hôpital. J’ai peur…

  24. Halong, je t’envoie plein d’ondes positives. Je sais à quel point une nouvelle comme celle-là bouscule une vie et fait peur, très peur. Ce qu’il faut savoir, c’est que l’on peut survivre à un cancer du rein et qu’aujourd’hui, avec toutes les avancées de la médecine, c’est de plus en plus fréquent que l’on réussisse à vaincre la maladie, même quand il y a des métastases.

    Les mois qui vont venir seront sans doute difficile pour toi et toute ta famille. Ce que j’ai appris, depuis que j’ai cette saleté de maladie, c’est qu’il ne faut pas hésiter à en parler avec nos proches, à exprimer nos craintes, et à profiter de chaque journée au maximum. C’est vrai que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Notre premier défi - que l’on soit le malade ou encore un proche - c’est d’y croire et de se battre à chaque jour pour gagner cette bataille! Courage!

  25. Merci, merci beaucoup…

  26. Bjour et bravo pour ce blog j’ai été opéré il y a 15jour d’une ablation de 70%de mon rein gauche suite a la decouverte d’une grosseur j’ain encore a ce jour des douleurs si je reste trop assis est çe normal? MERCI

  27. Robrig - Comme, dans mon cas, je n’ai pas subi d’opération (on envisagera l’ablation du rein si on réussit à faire disparaître les métastases osseuses), je ne peux pas te parler d’expérience personnelle. Par contre, si je me fie à ce que j’en ai lu sur les différents forums, je dirais que c’est normal. Évidemment, le temps de récupération varie d’une personne à l’autre. C’est du cas par cas. Mais dans tous les cas, le conseil qui est sans cesse répété est de ne pas tenter de reprendre un rythme normal d’activité trop rapidement. Le repos est essentiel. Il faut donner au corps le temps de récupérer, et même si en apparence tout semble revenu à la normale, la cicatrisation intérieure prend du temps. Repose-toi bien!

  28. Bonsoir, mon papa a eu sa radio des poumons et il n’a rien. C’est un répi, un réel espoir pour lui et pour nous. Par contre pour son RV à l’hôpital, ils ne peuvent le prendre que le 23 janvier. Dans 15 jours ….J’ai mal car il est déjà passé par plusieurs épreuves douloureuses. En 2004, opération de la hanche pour lui mettre une prothèse et là on aprrend qu’il a contracté un staphilocoque doré…Il s’en sort et là de nouveau on replonge…Heureusement qu’il a appris que ses poumons ne sont pas touchés, cela lui a redonné espoir mais je m’inquiète qu’il n’ai pas pu avoir 1 RV plutôt.

  29. Halong - Si c’est vrai que le temps compte, c’est tout de même relatif. Ce que je veux dire, c’est que le 23 janvier, c’est tout de même pas mal rapide. En fait, ce qui est le plus pénible, je pense, c’est d’attendre de savoir où l’on va, ce qui va se passer, etc.

    J’imagine aussi qu’il y aura d’autres tests (CT scans, MRI, etc.) pour l’examiner à fond, de la tête au pied, ce qui est une bonne chose.

    Pour te donner un exemple, dans mon cas, le diagnostic est arrivé le 2 juin et le traitement proprement dit n’a débuté que le 5 octobre. Disons que c’est un sérieux test de patience!

    Courage!

  30. Merci Benoit. Pouvoir parler à quelqu’un qui est passé par ces moments difficiles m’apportent un réel soutient. Mon papa à 61 ans et je veux tellement qu’il profite enfin de sa retraite, qu’il vive en toute quiétude. Je veux vivre encore de bons moments avec mes parents que j’aime et j’adore plus que tout. En septembre 2006, j’ai fait une chute de cheval importante et je me suis cassée l’humérus (haut du bras). Heureusement la colonne vertébrale n’a pas été touchée. 4 mois de convalescence et me voilà repartie. Par contre en septembre je suis de nouveau opérée pour qu’on m’enlève le matériel. J’ai décidée de ne plus faire d’équitation et d’arrêter la moto. Cela fait 9 ans que j’en fais. J’ai passé mon permis à 20 ans mais je me rends compte maintenant du danger de la route et je ne veux pas inquiéter ma famille. Je laisse donc ma moto à mon mari. Je sais qu’il ne faut pas dramatiser mais je culpabiliserais si je ne pouvais pas aider mon entourage. Encore mille mercis de prendre le temps de me lire et de me répondre et pleins de bonnes choses à ta famille.

  31. le coip de massue est tombée aujourd’hui où avec un simple examen de routine il est décélé chez mon époux une tumeur au rein. samadi scanner, tumeur petite 2.76 et les organes adjudents n’ont pas l’air d’être touché; que va t-il se passer? nous avons peur angoisse terrible et nous annulons voyages sorties famille ; Quels sont les chances de guérison,merci à tous et à toutes

  32. Bonjour Ketty. Courage! Si je me fie à ce que tu mentionnes - une petite tumeur de 2,76 cm - vous avez bien de la chance puisqu’à cette taille, il s’agit généralement d’un stade peu avancé de la maladie. Je ne suis pas médecin, et ce que j’avance n’a aucune valeur médicale. Toutefois, règle générale, si les autres examens confirment qu’il n’y a effectivement pas de signes de présence de la maladie ailleurs dans l’organisme (pas de métastases), le médecin verra s’il ce qu’il y a lieu de faire. Règle générale, on procède à l’ablation partielle ou totale du rein atteint, une opération dont les gens se remettent très bien après une période de convalescence. Tiens moi au courant!

  33. Courage Ketty!

    Je ne sais presque rien du cancer, mais je sais tout de la solitude quand on a peur. Préservez votre bulle, entourez-vous d’amour et de soutien. Ne restez pas seuls face à la peur.

    Certains des gens qui vous aiment ne sauront pas quoi vous dire, d’autres seront maladroits, certains écouteront, d’autres parleront. Mais chacun à leur manière, ils essaieront de vous soutenir et quand vous en aurez besoin, vous saurez puiser dans cette force.

    Quelques uns disparaitront de votre vie, parce qu’ils n’avaient pas la force de faire face, parce qu’ils ont peur eux aussi. Et que cette peur dévore toute la force qu’ils ont. Malgré tout, gardez foi en votre bulle familiale et amicale. Vous serez surpris de l’amour et de l’énergie que cela apporte.

    Courage Ketty, la peur va disparaitre et votre force prendra le relais. Faites confiance à votre instinct et aussi à votre conjoint. Benoit en est l’exemple. L’épreuve est rude, mais il a un courage et surtout un esprit positif comme rarement j’en ai connu. On appelle ça l’humanisme et ce sont les pires épreuves qui nous le révèle.

    Courage Ketty. On ne se connait pas, mais déjà vous n’êtes plus seuls. Plusieurs vont lire votre appel, plusieurs penseront à vous, même s’ils ne vous répondront pas toujours…

    Ce ne sont que des mots, mais mes pensées vont vers vous. Tenez bon, respirez, ça va aller…

    Courage Ketty, ça va aller…

  34. merci pour vos encouragements jour j du scanner on meurt de trouille; quelle retraite en 4 ans surtout que mon époux a perdu à la même date ses 2 frères( cancer du rein, cancer du cerveau) et il avait si peur de ça plus émotin de ma part avec un kyste au sein heureusement négatif et très grave maladie de notre fils aîné; pourqoi tant de coincidences, et de malheur; alors que nous aurions pu être si heureux. comme tous les petits soucis semblent alors banals mais il est dur de tenir le choc merci encore MP

  35. Comme je te comprends! À chaque attente, on se ronge les sangs, on s’imagine tous les scénarios possibles et impossibles, et apprendre à gérer ce stress, à arrêter de tout imaginer pour vivre l’instant présent, ça demande une tonne d’énergie. Mais c’est possible! Dans mon cas, le fait d’en parler ici, sur mon blogue, le fait d’échanger avec d’autres, ça me permet de ventiler un peu de la pression, de constater que je ne suis pas seul, et de voir qu’il y a plein de gens qui s’en sortent. Il faut y croire. À chaque jour. Encore une fois, courage, et n’hésite pas à venir ici ventiler, laisser sortir le trop plein de stress, d’émotion, de questions. Je serai toujours là pour t’écouter et te répondre quand tu voudras. Bises!

  36. ca y est tout est fait et tout délicieusement merveilleux 90% de guérison aucun tissu de toucher pas de métastase opération dans 15 jours et le chirurgien ne sait pas s’il enlève le rein entier ou partiellement après tout ira bien; merci merci comme là il fait bon vivre; merci à tous les amis connus et inconnus tel que vous tous; merci à la prise en charge dans une ville des pyrénéees atlantiques où en 3 jours il y a eu médecin, urologue, échographie scanner urologue et chirurgien je pense à vous tous

  37. YES!!!!! Bravo!!! Ça se sont de bonnes nouvelles!!!! Tu viens de faire ma journée!!!

  38. Bonjour à tous et merci à Benoit pour ce blog

    J’ai 44 ans et voici mon histoire :

    15 juin 2004 : douleurs dorsales que mon médecin du travail attribue à mon fauteuil de bureau.

    20 juin 2004 : échographie de contrôle et là, coup de massue. Le radiologue découvre une lésion rénale de 7 cm dans le rein gauche.

    25 juin 2004 : scanner abdominopelvien : confirmation d’une tumeur rénale avec écrasemement de la glande surénale. Aucune métastase à distance, mais il faut faire vite compte tenu de la taille de la tumeur.

    30 juin 2004 : RV en urologie. Pour l’urologue, il n’y a aucun doute : cancer. Il me propose une ablation complète élargie (rein gauche + surénale + ganglions s’il en trouve lors de l’opération).

    A ce moment là, tout va très vite et j’ai très peur. Mes deux filles ainées en études de médecine se rendent bien compte de la situation et tentent de me rassurer. Mon petit garçon de 4 ans sais que papa a bobo dans le ventre, mais rien d’autre. quand à ma femme, elle est éfondrée…

    8 juillet 2004 : opération et 6 jours d’hospitalisation + 15 jours de repos. Aucunes douleurs, aucun traitement et je reprends mon travail le 1er août.

    Personne au travail ne s’est apperçu de quoi que ce soit. J’ai souhaité absolument reprendre mon travail le plus rapidement possible pour ne pas me morfondre et essayer de penser à autre chose (j’ai un travail de bureau).

    Depuis cette opération, j’ai simplement 1 scanner et une radio pulmonaire tous les 6 mois (pendant 5 ans) puis je passerai à 1 scanner tous les ans pendant 5 autres années. Je vis tout à fait normalement. Avec un seul rein, ça marche comme avec 2 !

    Evidemment, à chaque scanner, c’est un peu l’épée de Damoclès mais je me dis que même si l’on me trouve une métastase, ce n’est pas non plus la fin du monde.

    La médecine progresse (les antiangiogéniques notamment ainsi que tout récemment, le dichloroacétate qui est très prometteur).

    Bref, tout ça pour dire qu’il faut continuer à vivre, faire des projets et que beaucoup de choses se passent dans la tête … qu’en fait tout ce passe dans la tête.

    C’est la première fois que je m’exprime sur ma maladie. Ca fait du bien. Merci Benoit.

  39. Merci de ton commentaire, Jacques! Ça fait chaud au coeur de voir des propos comme les tiens. Quand j’ai choisi de parler de mon cancer du rein sur mon blogue, c’était en bonne partie pour démystifier la maladie, et comme thérapie personnelle: il fallait que j’en parle pour ne pas virer gaga!

    Aujourd’hui, près de 7 mois plus tard, j’avoue que j’en bave avec les traitements. Et c’est beaucoup en lisant des commentaires comme le tien, comme celui des autres visiteurs ici, que je reprend pied, que je me donne des coups de pied au cul et que j’endure, justement parce que oui, je continue de vivre, de faire des projets, d’avoir des rêves.

  40. nous gardons le moral mais laz question qui nous taraude pourqoi les trois frères en 2ans et personne ne peut répondre; et puis si on découvrait autre chose; comme vous le dites c’est ce mot qui fait tellement peur et qui nous bouffe; Vendredi, pour ne plus entendre famille et amis nous partirons quelques jours au soleil nous avons cete chance de pourvoir le faire courage à tous et merci de vous lire

  41. Ketty, bonne idée le soleil. Profitez de l’instant présent. Quant aux milles questions, n’éparpillez pas vos énergies en questionnement sur les choses que vous ne pouvez pas changer. D’où il vient ou ce qui arrivera demain ne changera rien. Ce qui importe, c’est ce que l’on peut faire aujourd’hui. C’est la meilleure façon de traverser la montagne. Et il y a plein de gens qui la traversent! :-)

  42. dans notre énorme égoisme puisque dans ce cas chacun ne voit que son problème, j’ai oublié de vous demander de vos nousvelles; de là bas, je vous enverai un peu de soleil si j’en trouve mais aussi mes pensées les plus amicales; a bientot sur ce blog

  43. Salut a toi bernard, cela fait on petit moment que je ne suis pas passe te dire bonjour.

    Ton site est formidable plein de gens s ‘expriment en toute sérénité avec aussi spontanéité. Et on contate que beaucoup ont un super moral a ton image. De mon cote les analises de la tumeur se situaient uniquement au niveau du rein enlevé et qu aucuns metastases n etaient decelé ailleurs. Quelques petits soucis post-operatoires qu se resolvents peut a peut. Je viens de faire une tentative de reprise au boulot mais des le lendemain le (bobo) s est rappelé a mon bon souvenir et j y ai renonce pour le moment. Cela n est rien, je recule pour mieux sauter. Je te dis bonsoir et a bientot!

    jean-claude

  44. Content de voir que les choses prennent du mieux! Effectivement, après l’opération, tous les commentaires que j’ai eu disent qu’il faut prendre le temps de bien récupérer. Disons que c’est un changement majeur à l’intérieur de notre corps, alors il faut que celui-ci aie le temps de se cicatriser.

    Garde le moral et profite du repos! ;)

  45. jean claude

    bonjour benoit et bien comment vas tu?j espere que tu pète la forme, ton blog a pris une sacree importance que de gens,qui peuvent s exprimer et dans beaucoup de domaines c est formidable et je t en felicite de mon cote je dois repasser sur le billard car il faut m enlever le canal deferant dans un testicule il est constament enflame depuis l operation du rein mais j espere que cela vas enfin s arranger l avenir nous le diras? JE TE SALUE et a bientot jean-claude

  46. Bonjour,
    1ere fois que je visite le blog, aussi je souhaite à tous plein d’ondes positives. Pour moi j’ai une tumeur de +6cm sur le rein gauche, mais on fait juste un contrôle à dâte variée selon les résultats et cela depuis 3 ans. A la découverte fortuite chez le chiro, l’onco m’a laissé le choix entre l’opération ou le suivi. Ayant une trouille monstre des opérations le suivi m’a convenu. Par contre je ne pose jamais de question et donc je fais l’autruche et ne sais rien….. pas maligne mais je pense que lors de ma visite en Juin je vais essayer de poser + de questions même si je vais être très mal à l’aise car je fais du déni (faut dire que cancer = ras le bol depuis 10 ans 5 membres proches l’on subit et 3 en sont morts. différents cancers) ENCORE TOUTES MES ONDES POSITIVES.

  47. À Léa, et tous les autres d’ailleurs, bienvenue chez nous, qui est aussi un peu chez vous. :-)

    Je viens de rentrer de l’hôpital ce matin après une néphrectomie totale. En français, ça veut dire l’ablation du rein, le gauche dans mon cas.

    Ça fait un méchant bout de chemin depuis juin dernier, quand j’ai appris que j’avais ce cancer! Et j’avoue que moi, je vais de mieux en mieux, et le cancer va de moins en moins bien. :-)

    Bien sûr il y a la peur! Elle est là à partir du moment où on entend le mot! Mais peur de quoi? De mourir? On y passe tous un jour. De souffrir? Ça, il faut se faire à l’idée que ça va arriver, et souvent!

    Mais ce qu’il faut surtout réaliser, c’est que le cancer n’est pas automatiquement un arrêt de mort. Alors il faut faire un choix, un seul: je me bats ou non?

    Moi, j’ai choisi de me battre. Et jusqu’à maintenant, c’est moi qui gagne. Certains parlent de courage. Je parle d’obstination. J’ai dit et je redirai ad nauseam que mon médecin - et la médecine en général - me donnent certains outils, mais qu’au départ, c’est entre les deux oreilles que se livre le principal combat. Alors non, je ne suis pas courageux. J’ai passé toute ma vie à avoir une peur presque maladive de prendre des décisions, d’assumer des choix. Mais là, c’était assez! Mon choix, c’est que je vis et que je vais continuer à vivre. Alors que la médecine fasse ce qu’elle peut, je vais faire le reste. C’est tout. :-)

  48. Eric Habart

    25 motos, alors je dis mieux motard que jamais et je te fais un grand “V” Benoît ; surtout, n’oublie pas d’oser le salut du motard qui est le symbole d’appartenance à une caste, mm si l’esprit s’est bien perdu depuis mon permis en 1974, bientôt 50 ans !

    >>>Bienvenu et merci pour le blog, j’ai bien peur de faire parti de la caste “Carcinomes”, lequel, bah, je le saurais demain après mon scanner rein gauche ; suite à un problème neuropathique, j’ai passé, il y a 15 jours une echo abdo et l’on a décelé un kyste d’1cm sur le rein gauche et s’en suit demain le scanner ! Oui, je flippe, et c’est normal !!!

    >>> Trop de problèmes = une aorte ascendante et 2 valves à changer, rongé par l’arthrose, le nerf pudental (la maladie honteuse) ; bref, n’étant pas un adepte du bistouri, devant l’urgence du cardiologue pour un scanner aortique, j’ai laissé ça de côté !

    >>> Demain, tout va remonter à la surface, de plus, j’ai assez trainé sur cette maladie, mon père ayant subit une néphrectomie élargie rein gauche, il y a 2 ans ; toute mon héridité conjure le sort de ma vie !

    >>> Si je dois subir une opération rénale, mon temps est compté aussi niveau coeur ; ensuite on me fait objectiver sur les prothèses de genoux et de hanches (arthrose) ; je suis 300 jours sous antiinflammatoire, antidépresseure, medocs neuropathiques, antalgiques… 1 seul rein va pas trop aimer !

    >>> Depuis 2000, de formation commerciale et hommes de terrain à générer du chiffre, on m’a poussé vers la sortie au niveau boulot, et je me bats pour rebondir avec des boulot de types CAE à 571€ par mois !

    >>> Niveau professionnel, ma femmme est à la même enseigne, et son CAE (571€) se termine en mai 2007 !

    >>> J’angoisse pour elle, surtout pour ma pitchounette “Lucie” 12ans en 5ème ; beaucoup de psychologie avec elle, ce qui n’est pas le fort de mon épouse, elle sait que mon corps est usé, pour le rein, elle ne sait rien, ni pour le coeur, juste que je ne vivrais pas vieux ; il me faut préparer le terrain !

    >>> Je dois me battre sur tous les fronts “santé”, “travail”, préserver ma fille et lui faire acquérir les bons réflex es psychologiques.

    >>> Nous sommes seuls et avons rompu avec la famille, et oui, j’ai subi une forme de viole répété dans l’enfance de la part d’un oncle qui en voulait à mon père…

    >>> J’ai encore tant de choses à transmettre pour préserver et renforcer le caractère de ma fille, au beau milieu de cette jungle à courant de mondialisation et vénérant le dieu “Argent” !

    >>> Il me faut retrouver un CDI comme job, pas un CAE ; je dispose de nombreuses compétences, mais rien ne vient poindre malgrès mon acharnement !

    >>> Comment, demain, envisager une néphrectomie élargie avec une indemnité journalière de 8€09 !!!

    >>> Comment être tjs positif qd on dresse un bilan et que l’on voit sa femme faire un travail normal rémunéré à 571€

    >>> 1cm, oui c’est petit vous allez me dire, mais sans avoir un job normal pour vivre une vie descente, le nombre d’années, qu’il me reste à vivre, compte tenu de mes nombreuses pathologies !

    >>> J’ai beau être reconnu travailleur handicapé, hier, je suis reçu à la ville par 3 personnes pour 2 candidatures que j’ai posées ; évidemment, on a retenu en 1er lieu le CAE, et encore, c’est pas gagné !

    >>> J’aime la valeur travail, mais ma condition ne peut plus me faire adhérer à “travailler plus pour gagner plus”! Je veux travailler normalement, pour vivre normalement, en espérant atteindre les 20 ans de ma Lucie, et la “projeter” dans la vie, jusqu’à ce qu’elle rencontre l’âme soeur ; il est pour moi impensable de penser avec tout cela à la retraite ; je suis un être emprunt d’un réalisme profond !

    >>> Il faut le dire : “la société me rejette”!

    ==> bientôt 50 ans
    ==> multiples facettes professionnelles
    ==> teigneux
    ==> travailleur handicapé
    ==> chômeur en coeur avec mon épouse que l’on vénère pour le travail qu’elle effectue en CAE
    ==> bientôt cancer, en oubliant le coeur qui risque de faire boum (Charles Trainet)… Humour personnel et forme de dérision !

    >>> Le plus difficile dans tout ça : se sentir malade au beau milieu d’un monde qui l’est encore plus à tous les niveaux ; l’inquiétude d’un père qui a encore tant de choses à transmette à sa petiote au niveau de l’esprit, au niveau de sa place future dans la vie, qui ne dit pas faire face au dieu “Argent” !

    >>> Ce blog permet de me lâcher, et il n’y a qu’une personne envers qui j’accorde ma confiance sur un plan professionnel, une personne noyée dans un contexte, je ne dirais pas dans la masse, puisqu’elle ne triche pas avec moi ; pour autant, je ne m’en sors pas, et vous l’avez compris, sans CDI, pas d’opération possible !

    ==> Merci Benoît, merci vous autres, battez-vous tant que vous le pouvez !

    ==> Je roule plus à moto, mais pour être objectif, je me déplace tous les jours à moto (3 500Km par an, bien loin des 25 ou 30 000 km d’antant), je descends le casque à la main avec le sourire et l’optimisme que je m’impose ; je vais à 3 séances de kiné par semaine depuis l’an 2000, personne ne peut penser tout ce qui habite ma cervelle, et tout ce qui ronge mon corps !

    Merci à vous, pour toi Lucie, papa qui t’aime !

  49. Salut Éric! Eh oui, effectivement, mieux motard que jamais, tu l’as dit. Et ce salut du motard, je le fais depuis que je roule, généralement avec un grand sourire en plus, même si on ne le voit pas nécessairement avec le casque!

    J’avoue que te lire m’a fait monter une flopée d’émotions, parce que même si je n’ai pas d’autres pathologies que ce foutu cancer, je partage avec toi bon nombre d’éléments: un contexte familial pas vraiment jojo, des enfants que je veux voir devenir adultes, un travail qui n’est jamais une certitude puisque je suis travailleur autonome.

    Et effectivement, dans un monde où on presse toujours plus le citron de la productivité accrue en payant le moins possible, c’est loin d’être facile. Alors, quand en plus du cancer et du monde dans lequel on vit, tu te retrouves avec plein d’autres trucs en plus - arthrose, problèmes cardiaques et autres - j’arrive à peine à imaginer tout ce qui peut te trotter par la tête!

    Au moins, je suis content d’une chose: que tu aies trouvé le blogue, que tu oses parler, ventiler un peu, parce que toutes ces merdes qui s’accumulent, ça fait beaucoup! Alors de pouvoir vider le trop plein quelque part, quand le coeur nous en dit, c’est vachement important. Parce que ça aussi, ça nous ronge.

    Je vais aussi te filer un courriel, comme ça, pour que tu saches que je t’ai bien lu, au cas où tu ne repasserais pas, au cas où tu aurais le goût de parler encore, et aussi pour que tu saches qu’à travers tout ça, malgré le fait qu’il y a un continent qui nous sépare, t’es pas tout seul à te débattre.

    Je ne te dirai pas de platitudes du genre «tu vas t’en sortir, ça va aller!», mais je vais te dire ceci: peu importe toute la merde qui peut nous tomber sur la gueule au quotidien, ce qu’il faut apprendre - ce que j’ai appris depuis mon diagnostic - c’est de mettre la priorité sur moi, sur les gens et les choses qui me sont chers, et au diable le reste, les préjugés, le fric, la course à la réussite. Ma réussite, c’est de trouver de quoi sourire à chaque jour, même quand j’ai mal, même quand je suis malade comme un chien à cause d’effets secondaires. Et tu sais quoi? Je viens de fêter mes 53 ans, j’ai eu un superbe souper d’anniversaire avec mes enfants, et oui, je compte bien en avoir plein d’autres, quoi qu’en disent les statistiques!

    Alors tiens bon, pas juste pour Lucie, mais pour toi aussi. Parce que quand la tempête entre les deux oreilles s’atténue un peu, on en arrive à découvrir qu’il y a encore plein de beaux moments, plein de soleil, plein de routes à découvrir à moto, bref, plein de vie à vivre!

  50. Un grand V Benoit !

    >>> Éric : Nouvelle du jour J = Scanner

    Bon, je suis prêt à tout entendre et c’est même mon désir, car je veux prendre mon destin en main ; des loupés m’ont fait comprendre qu’avec les outils que l’on possède maintenant, et notre cervelle, il ne fallait pas laisser sa machine personnelle au 1er médecin venu, soit-il professeur !

    “J’ouvre cette parenthèse, car c’est grâce à l’Intenet que j’ai pû mettre le doigt sur mon véritable problème qu’on appelle “nerf pudental”, alors que même 3 urologues, dont un professeur, m’avaient fait subir des examens horribles, pour ne rien me trouver au cours des investigations, malgré mes précisions apportées ; j’étais doudouille ; hors le nerf pudental se trouve dans le périnée avec toutes les ramifications qu’il comporte ; aussi quand on te dilate l’urètre comme le pouce pour remonter jusqu’au rein (Urêtrographie rétrograde), quand on sonde la vessie sans anesthésie, bah le nerf pudental, il se rebelle comme un lion, et les douleurs ressenties ne viennent pas de l’esprit, bref tout ça pour ne rien trouver et tomber sur des incompétents”!

    >>> Aussi, connaissant le caractère héréditaire du cancer dur rein, ayant potassé pas mal la chose pour mon père, je savais que les statistiques plaidaient mal ma cause à 95% mais que cela ne passait pas forcement par une néphrectomie élargie, mais partiel, voir en 1ère intention, comme kyste>> Similitude commun, ça passe tout de suite par le regard et la poignée de main, et dans un groupe de 25 personnes, il ne me faut pas 1h pour savoir à qui j’ai affaire ! (syndrôme de l’enfance douloureuse dira un psy)…

    >>> Bon, revenons à notre petit rognon dont j’avais déjà prévu la dissection : passage au scanner ; personnellement, j’étais “relax” ; une équipe sympa, c’est important, un médecin compétent ; bon “ne respirez pas, ne respirez plus”, 3 fois, 4 fois, la bouffée de chaleur due à l’iode (je préfère un bon Whisky), et j’entends 3 kystes ; en moi-même, pas d’affolement 1 ou 3, j’ai l’habitude des désillusions ; bon le médecin qui connait le patrimoine génétique pousse encore l’exploration,et ma foi c’est assez long.

    >>> Allez, plus qu’à ce rhabiller et attendre le médecin pour discuter les yeux dans les yeux, je sais que l’imagerie est indiscutable ; c’est long, mais il en a des images le “Msieur”.

    >>> Le résultat des courses me laisse stoïque, sans émotions sur le coup, j’ai 3 kystes de 12 à 18 mm, tous bénins et qui ne doivent pas évoluer !

    >>> Voilà “Msieur la Poisse” transformé en “Msieur la chance” ; s’en est à peine croyable ; je quitte la polyclinique en moto comme sur un nuage ; je fais un break pour la journée, j’achète un gâteau, et ma femme et ma fille avec qui je passe l’après-midi ne sauront pas ce qui se passe.

    >>> “Tiens papa dit Lucie, qu’est-ce qu’on fête ?”
    ==> Comme tu dis Benoit, on fête et on savoure l’instant présent ; si la maladie ne te fait pas comprendre ça, remettre les compteurs à zéro, savoir écouter le chant des oiseaux, regarder une belle fleur, bah, c’est vraiment que tu es contaminé par le courant de mondialisation, alors passes la porte…

    >>> Vite rassuré Benoit sur son blog, un type sympa qui bosse dans le recrutement avec un esprit marqué socialement et humainement parlant, c’est ce qui me vient à l’esprit, et c’est ce qu’il y a de plus précieux !

    >>> Ah oui, Eric, mon kiné, un kiné qui bosse seul et qui regarde pas ton heure d’arrivée et ton heure de sortie ; je fais beaucoup de balnéothérapie et d’électro, il me faut lui téléphoner ; oui, il faut dire que j’ai donné un coup de ballai au cabinet avec 8 ou 10 kinés ou 30mn, c’est pas 31mn ou tout le monde est associé au capital, bref des paramédicaux qui soudoient certains médecins et qui aiment surtout les vieux qui se posent pas trop de questions.

    >>> Bon me revoilà dans les starting-blocks pour la chasse à l’emploi, mais on verra demain, un temps pour tout.

    >>> j’suis même trop euphorique, je m’arrête chez mon généraliste, une daube qui prend jamais ma tention, mais en France, on est obligé d’avoir un généraliste attitré pour rencontrer les spécialiste ; aussi, je lui demande une ordonnance pour le scanner aortique d’urgence depuis 13 mois !

    >>> Bon, c’est fait, mais l’euphorie redescend, je ne peux me faire opérer en touchant une indemnité de 8€09 journalière et l’opération comporte un risque important de paralysie post-opératoire et le contrat de travail de ma femme arrive à son terme en mai 2008 (20H = 571€)…

    >>> Retour à la réalité demain dès le lever = en quête d’un emploi validant le travailleur handicapé que je suis devenu !

    >>> Instant de bonheur dans un monde de “ouf” ! Pour preuve, un gars est venu m’aider pour enlever de la tapisserie dans une pièce où j’ai une colombe qui chante merveilleusement ; au bout de 10 mn, il m’a dit : “enlève ta bestiole ou je vais péter les plombs”! Arfff, dommage que j’avais besoin d’aide, c’était qui la bestiole à virer.

    >>> A plus Benoit, je crois qu’on se comprend tous les 2 et au diable les continents avec l’Internet ; mieux vaut le virtuel convivial que le réel dans la stupidité !

    >>> Bon, résumons pour les kystes héréditaires du rein = même 3 avec 5% de chance, ça existe ; ensuite, on vit très bien avec un seul rein ; les médocs arrivent pour se battre avec eux (sunitib) ; la coelio-chirurgie existe ; et surtout, pas de panique, il faut étudier toutes les situations par rapport à chaque cas, et ne pas voir qu’un seul spécialiste (voir les liens de Benoit); la néphrectomie élargie a 50 ans, aussi, je ne l’aurais jamais envisagé pour moi, sauf cas extrême, du fait des antalgiques et autres qu’aurait eu à subir un seul rein.

    >>> Battez-vous, mais ne vous hâtez pas ; juste un conseil, une échographie abdominale, c comme une femme qui va chez son gynécologue pour un frottis , en pratiquer une à partir de 40 ans.

    >>> Faites de la moto, ça vous rendra plus convivial les uns envers les autres, hein “Msieur” Benoit !

  51. allo mon pere a eu un verdict de cancer du rein mercredi masse 13 cm oufff, on attend de voir les prochains examens pour voir si métastases.Risque t il d’avoir des métastases??? C,est un homme en bonne santé .Si aps de métastases on eleveve le rein bye bye

  52. Il n’y a pas de réponse facile à votre question. Il est tout aussi possible qu’il n’y ait pas de métastase, ou encore qu’il y en ait. La taille de la tumeur n’est pas une indication de présence de métastase ou non, pas plus que le fait d’être en bonne santé. Par exemple, dans mon cas, j’étais en bonne santé, la tumeur ne faisait que 3,5 cm et pourtant, j’avais des métastases. D’autres personnes que je connais avaient des tumeurs beaucoup plus grosses, mais aucune métastase.

    Tout ça pour vous dire courage, armez-vous de patience pour la série de tests à venir et sachez qu’il y a de plus en plus de traitements efficaces pour lutter!

  53. merci vous on vous a enlevé le rein ou pas??? merci

  54. bonjour benoit, je suis perdue…..j’ai peur je vous explique :
    depuis 3 semaines ma mére agée de 62 ans maigrissait énormément et cela accompagné d’une forte fatigue moi et mon frére la supplions d’aller consulter son médecin mais pas moyen elle en a horreur et a terriblement peur qu’on lui annonce qu’elle a un cancer !
    mercredi dernier je ne lui laisse pas le choix je l’emméne chez son medecin et la il lui prescrit une prise de sang et détecte un gonflement de la ratte !
    vendredi résultats de l’analyse sanguine, trés mauvaise, d’aprés lui ce serait une leucémie, on ne liui dit rien et l’emmenons à l’hôpital pour plus d’examens.
    Sur l’écho ils découvrent que ce n’est pas la ratte mais son rein gauche, donc pas de leucémie. Je suis convoquée par le médecin qui m’annonce que c’est certainement un cancer, et la je crois mourrir. Elle est transférée sur amiens ou l’urologue lui pose des sondes urinaires et en les posant il a cru vois une grosse infection, le lendemain aprés scintigraphie de l’abdomen il vient me dire que ce n’est pas un cancer mais que son rein est entiérement infecté, plein de pu !! il m’ dit qu’il va être obligé de lui enlever son rein gauche et que ce n’est pas une petite intervention. A l’heure ou je vous parle elle est surement au bloc et je suis morte d’inquiétude, d’autant plus qu’ils m’ont dit que je pourrais pas la voir aujourd’hui car aprés son opération elle va en service réanimation pour plus de surveillance.
    J’aimerais avoir votre soutien et savoir si l’opération est pas trop risquée,
    merci

  55. Angélique, je suis loin d’être médecin ou spécialiste, donc bien loin de pouvoir établir un diagnostic ou prognostic. Par contre, ce que je peux vous dire - en me basant sur mon expérience personnelle - c’est qu’une ablation du rein, tout en étant une chirurgie majeure, demeure une chirurgie que l’on pourrait qualifier de courante, c’est-à-dire qu’elle est pratiquée depuis des années, et qu’en fait les techniques opératoires se sont raffinées. Il est probable que votre mère aura une incision nettement plus petite que celle dont j’ai eu besoin, tout simplement parce qu’elle n’a pas les problèmes reliés aux médicaments contre le cancer que je prenais avant ma propre intervention.

    Ceci étant dit, il est surtout essentiel qu’elle observe à la lettre les directives du médecin en ce qui concerne sa convalescence. En effet, il s’agit tout de même d’une opération majeure, et même si l’on se sent en forme et que, de l’extérieur, le corps semble s’être remis, il faut donner le temps à l’intérieur de bien guérir.

    Les risques les plus courants de telles opérations sont de possibles infections internes, donc il est aussi important de faire un bon suivi et ne pas hésiter à consulter si quoi que ce soit ne semble pas aller normalement après l’opération.

    Alors, courage et patience!

  56. merci je vous donne des nouvelles dés que possible

  57. ca y est ma mére a été opérée hier et tout s’est super bien passé, l’infirmiére m’a dit qu’elle n’avait pas fait d’hémoragie ni de perte de tension, j’ai meme pu lui parler hier soir au téléphone !!
    @+

  58. Excellente nouvelle! Tenez-moi au courant. :)

  59. tout va bien pour ma maman, elle quitte l’hôpital aujourd’hui avec pour but de reprendre du poids car son infection l’a fait énormément maigrir, le plus dur est dérriére nous maintenant !!!
    merci et bon courage

  60. Bravo! C’est une excellente nouvelle! Bon courage… et bon appétit! ;-)

  61. salut
    moi aussi j’ai un cancer au rein droit une tumeur de 2.5 cm j’ai eu la chance de parler tres rapidement a un urologue qui m’a rassuree un cancer du rein pris a tant c’est l’ablation total ou partielle et c’est termine controle evidement regulier de l’autre rein . un cancer du rein on n’en meurt pas on vit tres bien avec un quart d’un seul rein .le professeur qui me prend en charge est le grand ponte de l’hospital de la cassagne a nice et je ne pense pas qu’il raconte des conneries
    la tumeur enlevee ne peux pas se propager ailleur elle n’existe plus operation pour moi debut mars mais j’avoue que j’ai peur du mot cancer bon courage a tous merci de m’avoir ecouter

  62. Bonjour,
    à mon tour de rejoindre la tribu de ceux à qui on vient d’annoncer une tumeur de 2 cm au rein droit (le dernier qui me reste). On me propose une opération par radiofréquence avec un bon pronostic. Passé le moment de choc, je suis maintenant très impatient que cette opération soit faite.
    Ma femme et moi n’en n’avons pas parlé aux enfants. Pourtant, depuis qq temps on les sent beaucoup plus angoissées. J me demande si on ne devrait pas leur parler. Qu’en pensez-vous ?

  63. Bienvenue dans la tribu - tribu bien malgré nous! - Philippe. Personnellement, je suis pour donner l’heure juste aux enfants. D’une part, ils sont perspicaces et intelligents: ils ne savent peut-être pas ce qui se passe exactement, mais ils sentent les changements, sans vraiment en comprendre la cause. D’autre part, le fait de savoir évite qu’ils s’inventent encore pire que ce que l’on vit pour tenter de justifier les changements. Facile pour eux de penser qu’ils sont la cause de notre nervosité, notre anxiété, notre impatience! Alors on leur présente les faits avec des explications adaptées à leur âge.

    Dans mon cas, ça a voulu dire leur apprendre ce que j’avais, le fait que c’est considéré incurable, et même les prognostics. Ensuite, je leur ai expliqué tout ce qu’il y avait comme nouveau traitements, j’ai mis les statistiques en perspective. Ils ont compris. Oui, ils craignent toujours que cette saleté finisse par avoir le dessus, mais surtout, ils savent constamment où j’en suis, alors pas de surprise, pas de culpabilité inutile.

    Alors, mon opinion strictement personnelle: soyez transparent. Leur apprendre est un mauvais moment à passer, mais après, vous aurez des alliés de plus!

  64. Bonjour tout le monde !

    Avant de commencer, je tiens à te remercier Benoît pour ce blog. Dans ton premier message, tu disais avoir hésité “longtemps” avant de te lancer ; au vu des différents témoignages reccueillis auquel vient s’ajouter le mien, je te confirme que ta décision fût la bonne : un immense MERCI !

    J’ai 29 ans et un papa de bientôt 65 ans frappé par la maladie…

    Brièvement : l’automne dernier, baisse de l’état général, vilaine fatigue, perte d’appétit, amaigrissement. Dans un premier temps, “nous” (ma mère surtout puisque personnellement, je sentais que l’affaire était plus grave) avons attribué cette fatigue à son emploi (soudeur dans les immeubles des stations de ski… le froid, l’altitude etc…) et son âge “avancé”…

    Je n’habite plus chez mes parents mais à force de coups de téléphone et en leur faisant part de mon immense inquiétude, mon père a fini par se décider… avec le recul, j’en conclu qu’il était réellement au bout du rouleau et que je n’y suis probablement pour pas grand chose ! enfin, peu importe, le résultat est là : visite chez le médecin qui devient son médecin traitant…

    Batterie de tests et analyses en tout genre : après des analyses de sang désastreuses, l’échographie abdominale décèle une anomalie au niveau de son rein gauche mais pas de masse à proprement parlé. S’en suit un scanner abdo-pelvien qui confirme que le rein est vilain, qu’il faudra certainement l’enlever. Rendez-vous chez l’urologue deux semaines plus tard, qui confirme la nécessité d’enlever le rein. Il explique à mes parents que la biopsie de l’organe déterminera la nature de la tumeur.

    Je travaille en milieu hospitalier (service de cardiologie) et je redoutais plus que tout une tumeur du pancréas… petit soulagement quand j’ai appris que c’était son rein qui était touché… l’opération est prévue le 1er avril…

    Une angoisse faisant place à une autre, mardi, il passe un scanner des poumons pour bilan d’extension de sa tumeur… trouille bleue de découverte de métastases…

    Voilà où nous en sommes…

    J’essaye de ne pas trop angoisser, de ne pas penser au pire, de faire preuve de souplesse, d’ouverture aussi pour parer à la violence de ce coup, pour ne pas qu’il me casse, parce que je veux et je serai là pour lui, pour combattre ce vilain crabe qui a élu domicile en son rein…

    J’en profite pour envoyer une vague d’ondes positives et de chaleur à tous ceux qui me liront et qui sont en état de faiblesse ou de fatigue… ne baissez pas les bras, si ce n’est pour vous, faites le pour vos proches…

    Et encore merci à Benoît de m’aider par le biais de ce blog à apprivoiser mes peurs…