Logiciel Libre-eeuuh
Publié dans Coup de gueule, le 18/04/2006 à 9:43, par BenoitSi, si, j’aime bien le logiciel libre. C’est juste que parfois, c’est les gens derrière et autour que je ne peux pas sentir. À un point tel que j’ai presque le goût de m’acheter de bons vieux trucs propriétaires, question de ne pas avoir à me faire chier à patauger à travers des forums où, entre commentaires acerbes et/ou mesquins entre créateurs de plugins, commentaires hautains de modérateurs et commentaires du genre «Va te faire foutre, c’est gratuit, alors je le ferai quand j’aurai le temps parce que c’est pas ce plugin qui me rapporte du fric».
Le concept du logiciel libre en est un que j’aime bien; en théorie, il est certainement celui qui permet le mieux de faire évoluer un logiciel. En pratique, pour l’utilisateur, il a souvent encore beaucoup de croûtes à manger. En fait, c’est en termes de simplification de l’utilisation et de ressources de dépannage que j’accroche.
Quand je regarde un truc comme Firefox, Thunderbird ou Sunbird, je n’ai pas à me faire chier. Dans plein d’autres cas, par contre, je dois composer avec le «c’est pas ça qui me fait gagner mon fric» ou «j’ai un souper avec ma blonde, alors pas le temps de bidouiller» ou encore «j’aime pas travailler avec X, alors rien à foutre», quand ce n’est pas «moi c’est comme ça que je veux le faire, nan!». Bref, je l’ai fait parce que je peux, utilisez-le si ça vous chante, nous on est des purs et durs, vous, vous êtes des cons pas foutus de payer, alors prenez ce qu’on vous donne et fermez vos gueules.
Ce n’est pas tout à fait aussi radical, mais presque.
Alors ces jours-là, quand je patauge à travers des forums, que je dois filtrer à travers les enfantillages, les mesquineries, le pseudo-élitisme et le pseudo-purisme W3C à la mord-moi-le-noeud (suggérer une solution ne viendrait jamais à l’esprit, ni offrir de l’aide; beaucoup plus simple de traiter de con), ça me met un ‘tit peu en rogne là. Je trouve que ça fait un ‘tit peu - beaucoup - amateur et gueulard pour rien.
Ces jours-là, j’aime bien les logiciels pour lesquels je paie. Ça ne fait pas plus l’affaire que les autres, mais au moins je n’ai pas à me taper page après page d’un mélange de pistes de solutions et d’enfantillages pour le savoir. Des jours comme ça, je me dis que la différence entre le logiciel propriétaire et le logiciel libre, c’est que dans le cas du propriétaire, on me pense con, alors que dans le cas du libre, on me traite de con.
C’est pas encore demain que le logiciel libre attirera le grand public, à part les grands noms qui, somme toute, livrent la marchandise de façon comparable aux grands noms commerciaux.