Un autre petit marathon hollywoodien

15 05 2005

À l’horaire d’hier, petit marathon touriste: location de voiture, promenade à Beverly Hills et les Hollywood Hills, en plus d’un coup d’oeil à Sunset Boulevard et Hollywood Boulevard.

Ne vous étonnez pas s’il n’y a pas beaucoup de photos, la vérité est qu’il y a peu à photographier. Sunset Boulevard, le jour, est un boulevard très achalandé - certes - mais sans grand intérêt. On n’y retrouve même pas la grandeur de Las Vegas, par exemple. Il aurait fallu passer en soirée, alors que tout est illuminé et où ce sont les panneaux lumineux qui retiennent l’attention, pas la banalité visible de jour. Bien sûr, il y a plus, notamment tous les lieux d’intérêt pour le cinéphile averti, de la résidence où Bela Lugosi est décédé aux demeures des stars des années passées. Par contre, quand on prend une seconde pour y penser, l’histoire est aussi artificielle que ce que produit Hollywood.

On ne parle pas ici d’architecture exceptionnelle ou de millénaires d’histoire. On retrace à peine un siècle de cinéma, des personnalités qui ont marqué le cinéma américain. On prend de l’ordinaire et, à la manière d’Hollywood, on en fait de l’extraordinaire.

Beverly Hills, en contrepartie, respire le fric: allées bordées de palmiers et villas immenses entourées de clôtures de 4 mètres de hauteur, question de bien préserver l’intimité des propriétaires. En ce samedi, on y croise bien peu de gens, à l’exception de plusieurs familles juives autour des synagogues. Je le mentionne parce que c’est frappant après un certain temps de constater que ces immenses quartiers semblent presqu’inhabités tant les rues sont désertes d’enfants, de jeux, de bruits familiers dans tout quartier résidentiel normal.

Enfin, du côté des Hollywood Hills, qu’Isabelle décrit un peu comme le village des Schtroumpfs, c’est effectivement l’empilade monstre. Certes, on y est loin des odeurs de la basse-ville, du smog. Les rues étroites qui serpentent, l’hétéroclisme de l’architecture - le château médiéval côtoyant la villa méditerranéenne -, les bagnoles de luxe, les clôtures, les barreaux… Les Schtroumpfs ont au moins l’avantage de ne pas être envahis de touristes. Quand on finit par redescendre de la montagne, on a l’impression de sortir d’un ghetto, de retrouver l’espace et l’air libre. Pourtant, il y a des gens qui donneraient leur chemise pour habiter là. Remarquez, ils devraient probablement la donner: j’ai aperçu un panneau annonçant un appartement à louer, une chambre à coucher, 1375 $US par mois, juste au cas où ça vous tente.

Somme toute, c’est bien de pouvoir y venir en touriste, ne serait-ce que pour remettre en perspective ce que montrent les magazines. Entre le rêve que montrent les pages glacées et la réalité, il y a une immense différence. Certes, vouloir y mettre le temps et le budget, m’équiper d’un équipement photo de pointe et ne pas craindre de me faufiler par dessus clôtures et grilles, je pourrais probablement voir le Hollywood que l’on nous vend à pleine page, mais dans la vraie vie, je préfère de beaucoup aller me ballader à San Francisco, ou même à Las Vegas.


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Une réponse à “Un autre petit marathon hollywoodien”

15 05 2005
miss-information.net (14:09:47) :

Hollywood Hills ou le village des Schtroumpfs

Petite visite hier, de Beverly Hills et des Hollywood Hills, histoire de voir à quoi ressemblent les quartiers de riches.

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